GUNFIGHTERS 1/2

 

ARTICLE DE ROLAND ROTH

 

 Photo 932OLD WEST GUNFIGHTERSPhoto 933

  

 

        L’HISTOIRE des GUNFIGHTERS                

      

           " Les combattants au pistolet " 

 

1ère PARTIE

Cowboy



Le Far West englobe la période après la guerre civile américaine (guerre de sécession), le reste des années 1800 et le début du 20ème siècle.

Pendant cette période, des milliers de pionniers ont pris  le chemin vers l'ouest à la recherche de nouvelles terres, une vie meilleure, à la recherche d’or et d’argent et parfois pour échapper à la loi.

Géographiquement, l’« Old West » englobait généralement les états à l'ouest du Mississippi.

 

Pour les colons Nord Américains, le terme de « frontier » la frontière, ne fait pas référence à des données géographiques ou topographiques, mais plutôt à des considérations humaines sur des terrritoires très mouvants qui permet de différencier le monde connu et colonisé de celui qui ne l’est pas.

La « Frontière » désigne le « Wild West » l’Ouest sauvage, l’Ouest lointain, donc le « Far West ».

 

Des proscrits, des gunfighters, des cowboys américains de toutes sortes sont à l’origine des légendes, des contes, des biographies et des histoires  de l’Old West américain,

 

Photo 934 Photo 936 Photo 935

Les bandits du Far West, se référant à des proscrits ou des hommes de loi de l’Ouest américain ont gagné la célébrité ou la notoriété pendant le Far West américain ou Old West.

 

Les termes « Gunfighter » ou « pistolero » sont en fait des mots plus modernes utilisés dans les films, les médias et la littérature du 20ème siècle pour désigner les hommes dans le Far West américain.

 

Pendant le vrai Wild West, les hommes portant des armes à feu qui avaient acquis une réputation comme étant dangereuse ont été plus communément appelés des hommes armés, pistoleers, shootists, « tueurs d’hommes » ou mauvais hommes( bad man).

 

Un tireur peut ou peut ne pas être hors la loi ou être un représentant de la loi.

Un bandit avait généralement été reconnu coupable d'un crime comme Black Bart, ou peut-être seulement avoir gagné une mauvaise réputation comme étant en dehors de la loi tel que Ike Clanton.

Certains d’entre eux peuvent également avoir servi la loi comme le marshall Burt Alvord qui devint par la suite un hors la loi.

Photo 937 Photo 938 Photo 939

Certains de ces bandits étaient à l’origine des éclaireurs professionnels, des hommes d'affaires, des soldats, des hommes de loi, des duellistes, des cowboys, des éleveurs, des joueurs invétérés, des agriculteurs, des chasseurs de primes, des hors-la-loi  ou même des médecins.

 

Le gunfighter est souvent synonyme d'un mercenaire qui a fait usage de ses armes à feu dans le Far West.

Comme les cow-boys, les bandits sont devenus des icônes culturelles et sont l’image de la culture du peuple américain à l'étranger.

 

La majorité des bandits du Far West prenait comme proie, les banques, les trains et les diligences.

 

Certains crimes ont été effectués par des Mexicains et des Amérindiens contre des citoyens blancs qui étaient des cibles d'opportunité le long de la frontière américano-mexicaine, en particulier au Texas, en Arizona et en Californie.

 

Par exemple Pancho Villa était un bandit de Durango au Mexique et il a également mené des raids transfrontaliers dans le Nouveau-Mexique et au Texas. 

Photo 941 Photo 942 Photo 940

Certains personnages de l’Ouest, comme Jesse James, sont devenus hors-la-loi après avoir servi dans l’armée lors de la guerre civile et certains autres étaient simplement des hommes qui ont profité de la sauvagerie et de l'anarchie du Far West pour s’enrichir au détriment des autres.

 

Certains bandits ont passé la frontière, surtout du Mexique, pour échapper aux poursuites pour les crimes commis.

La loi  était habituellement représentée sur trois niveaux : le US Marshal, les Marshall adjoints et le shérif du comté avec ses adjoints.

Parfois, leurs compétences se chevauchent et ont conduit à des conflits comme dans les année 1880, ceux entre l'adjoint US Marshal Virgil Earp du comté de Cochise, Arizona et le shérif Johnny Behan. 

Photo 943 Photo 944  Photo 946

Parmi les gunfighters qui correspondent le plus facilement à  la perception du terme « bandit », rarement ceux-ci ont tué autant d'hommes lors des fusillades que le crédit qu’on leur a donné.

Dans de nombreux cas, leurs réputations s’est développées à partir d’un cas particulier amplifié par les rumeurs et leurs prouesses avec un pistolet.

Dans d'autres cas, leur réputation a été renforcée par leur propre promotion. Ce fut le cas de Wyatt Earp et de Wild Bill Hickok.

Photo 947                         Photo 948 

         WYATT EARP   et son Colt simple action Frontier Scout 22Lr Buntline 

Photo 950  Photo 949 Photo 945  

Règlement de comptes à Ok Corral  / Gunfight at the O.K. Corral / Tombstone

 

D’autres « shootists » moins connus, qui avaient plus d'action que leurs homologues bien connus, étaient des hommes comme Ben Thompson, Tom Horn, Kid Curry, Timothy Courtright, King Fisher, Scott Cooley, Clay Allison, et Dallas Stoudenmire, juste pour en nommer quelques-uns.

 

Dans de nombreux cas, ces hommes violents pouvaient passer rapidement de la lutte au côté de la loi à une vie de crime.

Bien que près d'un tiers des gunfighters est mort de causes naturelles, beaucoup sont toutefois morts violemment dans des fusillades, des lynchages, des exécutions. 

 

L'âge moyen d'un gunfighter, à sa mort, était d’environ 35 ans.

 

Cependant, les hommes armés qui ont utilisé leurs compétences du côté de la loi, vivaient plus longtemps que ceux qui s’adonnaient exclusivement à une vie de crime et de banditisme.

 

La violence et la plupart des fusillades ont eu lieu au Texas, au Kansas, au Nouveau-Mexique, en Oklahoma, en Californie, au Missouri et au Colorado.

 

Bien que les films et les séries télévisées aimeraient nous faire croire le contraire, il était très rare que des fusillades eurent lieu avec les deux tireurs carrément face à face dans une rue poussiéreuse.

Cette image romancée du « gunfight » ( la fusillade de l’Old West ) est née dans les « dime novels », ces romans à deux sous qui englobaient différentes formes de publications de fictions populaires de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème  siècle aux Etats-Unis et qui se perpétuaient avec l’ère du cinéma.

 En fait, contrairement aux classiques du cinéma,  il était plutôt rare que les deux pistoleros bien habillés,  se trouvaient à une distance de 75 pieds, à midi pile, l’un en face de l’autre en convenant d'un duel se terminant par un mort tombant au sol et l'autre restant debout comme un héros devant une douzaine de spectateurs réunis.

       Photo 952                      Photo 951

Photo 953  Photo 954  Photo 955

Au lieu de cela, ces combats se passaient généralement dans des endroits fermés comme des saloons, avec un certain nombre de coups de feu, ce qui entraîna souvent des blessés et des morts d’innocents touchés par une balle perdue.

La plupart du temps il était difficile, pendant plusieurs minutes de dire qui était le vainqueur de la fusillade, tant la fumée de poudre noire des pistolets planait dans l'air.

 

Un des rares cas de duel dans la rue était le Bill Hickok/ David Tutt Shootout à Springfield dans le Missouri ou encore le cas du duel de Luke Short avec Jim Courtright à Fort Worth.

 

La fusillade entre Wild Bill Hickok et le cowboy Davis Tutt, suite à des insultes, avait eu lieu le 21 Juillet 1865 sur la place de la ville de Springfield.

 Ce fut l'un des rares cas enregistrés dans le Far West d’un tête-à-tête concernant un duel au pistolet dans un lieu public.

Le premier récit de la fusillade été détaillé dans un article du magazine Harper en 1867, faisant de Hickok un héros populaire.

 

Une autre fusillade célèbre fut le célèbre gunfight d’OK Corral à Tombstone en octobre 1881 entre les frères Earp , Doc Holliday et les Clanton et les McLaury. La fusillade ne dura que 30 secondes, laissant sur le carreau 3 béligérants.

 

Dans l’imagerie populaire, les acteurs de fusillades sont souvent montrés comme étant courageux, des adversaires valeureux et propres alors que ce n’était pas le cas.

Les combattants étaient souvent des alcooliques dans les saloons ayant le tir facile et vidant en continu le chargeur de leur révolver.

Les vrais shootists qualifiés étaient plutôt soucieux de leur réputation avec une tendance à éviter autant que possible la confrontation compte tenu des risques encourus.

 

Les « holsters » ou étuis pendants de révolvers et liés en position basse le long de la jambe est une pure invention du cinéma de Hollywood.

La plupart des tireurs portaient leurs pistolets coincés dans leur ceinture à la taille, dans une poche ou plus simplement encore un étui de cuir simple enfilé dans la ceinture.

 

Il y a un certain nombre de tireurs qui furent connus alors qu'ils étaient encore en vie comme Wyatt Earp, Billy the Kid, Bat Masterson, Jesse James, Butch Cassidy, Will Bill Hickok, et Doc Holliday.

Photo 956Photo 957Photo 958Photo 959

               WYATT EARP                        BILLY THE KID                       BAT MASTERSON                      JESSE JAMES

Photo 960220px wild billPhoto 961

                BUTCH CASSIDY                                   WILL BILL HICKOK                        DOC HOLLIDAY

Leur réputation propagée par le bouche à oreille entraîna en général un certain nombre d'exagérations et d'inexactitudes.

 

Par exemple, le règlement de comptes à OK Corral de Tombstone a fait la légende de Wyatt Earp et du gang des Outlaw cowboys

Certains autres flingueurs, tel que Bat Masterson, avaient activement engagé leur auto-promotion.

Johnny Ringo avait construit une réputation comme  pistolero sans jamais prendre part à une fusillade ou tuer des civils non armés.

 

Un gunfighter pouvait être un hors la loi comme Billy the Kid, un voleur ou un assassin qui profite pour se cacher parmi la bonne société et faire des raids périodiques contre elle.

D'autres étaient des hommes de loi comme Pat Garrett et Wyatt Earp ou un agent de l'Etat, le type même du vengeur solitaire, ou encore un sheriff dont le devoir était d’amener le proscrit à la justice et qui faisait justice soi-même.

 

Dans les films, le pistolero tire souvent avec son revolver à  une vitesse presque surhumaine et avec la compétence d’un super professionnel.

 

Photo 962                              Photo 963

Photo 964                               Photo 965

Mais dans le monde réel de l’époque, les hommes armés ne cherchaient pas de confrontation inutile et ne comptaient pas sur des tours de prouesses théatrales sinon c’était la mort assurée rapidement.

La plupart des cowboys outlaws ont adopté une approche beaucoup plus pratique avec leurs armes.

Les vrais gunfighters ne tiraient pas pour désarmer ou  impressionner, mais pour tuer.

 

La mythologie et le folklore exagèrent souvent les compétences des bandits célèbres.

La plupart de ces personnages ne sont pas connus pour être capable de tirs de précision, genre trouer le centre d'une pièce de monnaie avec le style du pistolet virevoltant, pas plus que de couper d'une balle la corde du pendu ou le chapeau troué d’une balle ou encore le tir sur la boucle de ceinture de son adversire pour faire tomber son pantalon.

Photo 966                               Photo 967

 

 

Wild Bill Hickok a popularisé le type d'étui holster qui était bien plus pratique à cheval. 

Les revolvers du genre Remington, Colt ou Smith & Wesson furent des armes populaires pour les pistoleros qui étaient des cavaliers, des cowboys et des hommes de loi en raison de leur dissimulation et l'efficacité à cheval.

 La carabine Winchester était aussi une arme très prisée parmi les bandits de l’Ouest. Surnommée le « Gun that Won the West » (l’arme qui gagna l’Ouest), elle a été largement utilisée dans tout l’Ouest américain.

Le fusil de chasse était aussi une arme populaire parmi les « messagers express » et les gardes, en particulier ceux sur les diligences et les trains qui étaient en charge de la sécurité des transports privés de valeur.

 
A ce niveau, il était important de tirer rapidement et seule une poignée de cowboys connus était capable d’assumer cette réputation comme Luke Short, John Wesley Hardin, Wild Bill Hickok, Doc Holliday ou  Billy the Kid.

Le Capt. Jonathan R. Davis utilisa deux revolvers dans sa fusillade emblématique, tandis que Jesse James a souvent porté une demi-douzaine de revolvers dans beaucoup de ses fusillades.

Photo 968              Photo 969              Photo 970

Photo 972 Photo 971Photo 973

                                                           Photo 974

Les « Gunfighters » King Fisher, John Wesley Hardin, Ben Thompson, Billy the Kid et Wild Bill Hickok sont tous morts à la suite d’embuscades, tués par des hommes qui les craignaient en raison de leur réputation. 

 

Les « Gunmen » Kid Curry, Jim Courtright, Dallas Stoudenmire et Dave Rudabaugh ont été tués dans des fusillades habituellement contre plus d'un adversaire et dépeintes dans les films sur l'époque.

Bill et Tom Longley Corne ont carément été exécutés.

 

Le célèbre gunman Clay Allison est mort dans un accident de train !

Des gunfighters comme  Wyatt Earp, Bat Masterson, Commodore Perry Owens et Luke Short sont tous morts de causes naturelles.

 

Rares sont les bandits qui, comme William Sidney "Cap" Light, sont morts accidentellement de leur propre main.

 

De nombreuses villes de la frontière américaine, telles que Dodge City et Tombstone, avaient mis en place une ordonnance pour interdire les armes à feu dans la région, mais souvent sans trop d’effet.

 

On peut estimer qu’environ 20.000 hommes ont été tués par balles entre 1866 et 1900 dans l'Ouest américain alors qu'il n'y avait que 21 600 victimes au total au cours des guerres indiennes « Indian Wars » de 1850 à 1890.

 

Le 14 Avril 1881, U.S. Marshal Dallas Stoudenmire participa à une fusillade à El Paso, au Texas faisant quatre morts en cinq secondes.

Il a tué trois des quatre personnes avec ses deux Colt de calibre 44  tandis qu’une des victimes était un spectateur mexicain innocent.

Photo 975                    Photo 976

Photo 977                          Photo 978

Une autre fusillade bien documentée a fait le plus de victimes par une personne en un seul événement, quand le Capt. Jonathan R. Davis a descendu onze bandits à lui seul au Rocky Canyon près de  Sacramento en Californie, en utilisant deux Colts et un couteau Bowie.


Quelques détails :

Le 19 décembre 1854, le Captain Jonathan Davis marchait sur un chemin minier le long de North Fork près de  l’American River avec le  Dr. Bolivar Sparks et James McDonald.

 

Ils se retrouvèrent nez-à-nez avec des guérilleros, une bande de bandits internationaux comprenant un Français, deux Anglais, deux Américains, quatre Mexicains et quatre Australiens, certains faisant partie du Sydney Ducks gang.

 

Ces bandits avaient récemment dévallisé et tué quatre mineurs américains et six chinois.

 

 McDonald a été tué sur le coup et le Dr. Sparks a été sérieusement blessé tandis que le Captain Jonathan Davis, un vétéran de l’armée et un tireur émérite, déguaina ses deux pistolets et tua rapidement sept des bandits.

N’ayant plus de balles, le capitaine Davis a sorti son couteau Bowie et tua quatre autres agresseurs.

Les bandits survivants se sont alors enfuis craignant pour leur vie.

La fusillade a été observée par un groupe de mineurs, qui ont enterré les corps des morts.

 

Encore une fusillade :

 

Le 1er Décembre 1884, le sheriff Elfego Baca avait, à la Middle San Francisco Plaza dans le village actuel de Reserve au Nouveau Mexique, un face-à-face contre 80 hommes armés lors d'une fusillade connue sous le nom de Frisco shootout.

La bataille a commencé quand Baca a arrêté un cow-boy qui lui avait tiré dessus. À son tour le cow-boy a appelé en renfort 80 de ses copains pour tuer Baca.

Baca se réfugie dans une maison en adobe et, au cours d'un siège de 36 heures, les hommes armés ont logé 400 trous de balles dans la maison  sans toucher Baca.

Baca tua 4 d'entre eux et en blessa 8.

 

Lors de la fusillade, les attaquants étaient à cours de munitions et Baca a pu sortir indemne de la maison.

Baca a ensuite fait une brillante carrière comme avocat et législateur et il est mort dans son lit en 1945, à l'âge de 80 ans.

Photo 980 Photo 979 Photo 981

                    Photo 982                         Photo 983

Le Gunfighter William « Billy » Dixon détient un record de distance de tir comme tireur d'élite, en tirant un indien à cheval à près d'un mile de distance (1,6 km) avec son fusil Sharps, au cours d'un affrontement dans la deuxième bataille d'Adobe Walls.

 

Une autre anecdote de fusillade :

 

Le général George S. Patton avait lui-même une fusillade alors qu'il était un jeune lieutenant en train de courir après Pancho Villa dans le nord du Mexique en 1916.

 

Patton et 10 hommes de troupe avaient été envoyés au San Miguelito Ranch pour trouver Villa, qui avait attaqué la ville de Columbus au Nouveau-Mexique.

Patton avait positionné ses hommes à la porte sud et se dirigeait vers la porte nord quand trois des hommes de Villa  sont entrés à cheval.

 

Patton tira alors avec son revolver Colt Peacemaker simple action obsolète et  tira sur deux des hommes.

Le premier homme a été mortellement blessé dans l'échange en essayant de tirer son pistolet avant que Patton le tua d'un seul coup.

 

Après cela, ses hommes descendirent le reste des proscrits. Patton a ficelé les trois hommes morts sur le capot de sa voiture de tourisme et il les a conduit à son poste de commandemant.

 

Je voudrais revenir sur le duel le plus célèbre qui a eu lieu le 21 Juillet 1865 à Springfield au Missouri  entre Wild Bill Hickok et Davis Tutt qui se disputaient et s’insultaient lors d’une partie de cartes.

 Ils décidèrent d’un duel dans la rue.

Ils se sont arrangés pour marcher l’un vers l'autre à 18 heures alors que la foule se dispersait immédiatement pour se mettre en sécurité dans les bâtiments voisins, laissant Tutt seul dans le coin nord-ouest de la place.

Quand ils étaient à environ 46 m l’un de l’autre, les deux hommes ont tiré leurs armes.

Les deux ont tiré en même temps, mais le tir de Hickok à frappé Tutt en plein cœur, tandis que le tir de Tutt a manqué sa cible.

Ce fut le premier exemple enregistré de deux hommes prenant part à un duel.

Le mois suivant Hickok a été acquitté après avoir plaidé la légitime défense.

Cette première histoire de fusillade a été détaillée dans un article par le magazine Harper en 1867 et est devenue un classique de la légende des pistoleros.

   Photo 984                         Photo 985

   Photo 986                    Photo 987

                                                                                                              COLT 45  de WYATT  EARP

 

Le célèbre homme de loi mais aussi justicier Wyatt Earp a participé à un duel lors de sa vendetta après le règlement de compte d’OK Corral.

Dans le South Pass des Dragoon Mountains, Earp retrouva un des cowboys outlaw appelé « Indian Charlie » Cruz qu’il poursuivit.

 

Après avoir reconnu Cruz une fusillade s’en suivie.

Earp parvint à capturer Cruz et lui a fait avouer avoir pris part à l'assassinat de son frère Morgan Earp et que Frank Stilwell, Hank Swilling, Curly Bill et Johnny Ringo faisaient également partie du groupe des assassins de Morgan.

Wyatt a permis à Cruz de garder son revolver et lui a donné une chance de se battre comme un homme.

Après la confession de Cruz, Wyatt l’a défié en duel et a compté jusqu'à trois avant qu’il abatte du premier coup Cruz.

 

Doc Holliday avait lui-même également un duel dans un salon de Las Vegas au Nouveau-Mexique. 

Une des femmes qui y travaillait avait un ex-petit ami nommé Mike Gordon qui venait d'être libéré de l'armée. Quand elle lui a dit de la laisser tranquille, il se mit en colère en allant  à l'extérieur du saloon et il a commencé à tirer sur les fenêtres avec son pistolet. Les balles ont traversé la salle.

Doc, inébranlable, sortit de son holster son revolver Colt Peacemaker et il se dirigeait vers l'extérieur du saloon. Gordon a alors commencé à lui tirer dessus, mais l’a raté. Holliday a ensuite tiré sur Gordon d’un seul coup à une longue distance.

Gordon est mort le lendemain et Holliday a fui. 

Photo 988 Photo 989 Photo 1015 

Revenons aussi sur cet autre duel bien connu dans l'Ouest américain qui eu lieu à Fort Worth au Texas, entre Luke Short et Jim Courtright.

Timothy Isaiah "Longhair Jim" Courtright travaillait pour la T.I.C. Commercial agency à Fort Worth qui fournissait une « protection » aux tripots et autres saloons en échange d'une partie de leurs bénéfices.

 

Dans le même temps, Luke Short, un ancien ami de Courtright, se dirigeait vers le White Elephant Saloon (dont il était propriétaire) ou Jim Courtright essayait d'obtenir ses services.

Mais le gunfighter de Dodge City dit à Courtright  « d’aller en enfer »  qu'il ne pouvait rien faire pour l’aider.

 

Le 8 Février 1887, Courtright et Short se disputaient à nouveau et ils sont sortis dans la rue pour se battre en duel.

 

Etant à courte portée l’un de l’autre, ils sortirent leurs révolvers. Short tira le premiers en touchant le pouce de Courtright.

Courtright tenta un changement de main avec son arme, mais il était trop lent.

Short lui a tiré dans la poitrine, le tuant.

Photo 991 Photo 992 Photo 993

 

Le Long Branch Saloon Shootout impliquant Levi Richardson, un chasseur de bisons, et « Cockeyed » Frank Loving  un joueur professionnel, s’est déroulé le 5 Avril 1879 à Dodge City au Kansas.

 

Le saloon était aussi fréquenté par Doc Holliday, Bat Masterson, Wyatt Earp, Charlie Bassett et John Allen.

Richardson avait developpé de l’affection pour la femme de Loving, Mattie et lui faisait des avances choquantes et irrespectueuses.

 

Dans le saloon, Frank Loving était assis à une longue table et Richardson prit un siège à la même table.

Les deux ont ensuite parlé à voix basse et après cette  conversation Richardson dégaina son pistolet et tira sur Loving.

Le Long Branch Saloon s’est ensuite rempli d’une fumée. Le Marshal de Dodge City, Charlie Bassett, qui était dans le saloon d’à côté, le Beatty & Kelley saloon, a entendu les coups de feu et il arriva en courant.

Photo 994                         Photo 995

Les deux hommes étaient encore debouts bien que Richardson avait tiré cinq coups avec son arme et le Remington 44 de Loving était vide.

Le Sheriff adjoint Duffey a jeté Richardson sur une chaise et prit son arme tandis que Bassett a désarmé Loving.

 

Puis, Richardson se leva et se dirigea vers la table de billard, quand il tomba au sol avec une balle mortelle dans la poitrine ainsi qu'une balle dans le côté du corps et l'autre dans le bras droit.

Frank Loving, qui avait seulement une légère égratignure à la main, a été immédiatement emmené en prison.

 

Deux jours plus tard, l'enquête du coroner a conclu que le meurtre avait été de la légitime défense et Loving a été immédiatement libéré.

 

Une autre histoire de gunfighters :

 

Le 9 Mars 1877, les joueurs Jim Levy et Charlie Harrison disputaient un jeu de cartes dans un saloon à Cheyenne, dans le Wyoming.

Ils se sont battus en duel dans la rue suite à une dispute au sujet d'une partie de cartes. Harrison a tiré en premier mais il a manqué son adversaire. Levy visa alors soigneusement et a frappé Harrison qui décéda une semaine plus tard. 

 

Pas trop connu de nos jours, mais célèbre en son temps, le pimpant voleur de train Marion Hedgepeth, qui malgré son apparence sympathique, était un tueur redoutable et l'une des gachettes les plus rapides du Wild Wild West.

 

William Pinkerton, le détective de la « National Detective Agency », avait cherché à capturer Hedgepeth et son gang pendant des années.

 

L'infâme assassin Tom Horn, âgé de 26 ans, a également participé à un duel avec un sous-lieutenant de l'armée mexicaine en raison d'un différend avec une prostituée.

 

Jim Courtright et Dallas Stoudenmire ont tué plusieurs fois des hommes dans des fusillades à la fois comme  hommes de loi et comme civil.

 

Le Wild Bunch gang de Butch Cassidy, avec Sundance Kid, était en réalité seulement connu pour avoir participé à une seule fusillade au cours de son existence et à aucun autre échange de coups de feu.

 

 Certains historiens ont indiqué qu'il est possible qu'au fil du temps il a eu confusion avec un autre membre de Wild Bunch, Kid Curry, qui était sans aucun doute l'élément le plus dangereux de la bande, après avoir tué de nombreux hommes de loi et des civils au cours de sa vie avant d'être tué lui-même. 

Photo 996                      Photo 997

Photo 998     Photo 999     Photo 1000

 



BANDITS ou HOMMES DE LOI 

 

Il est souvent difficile de faire la part des choses entre justiciers, les hommes de loi et les bandits du Far West.

 

Les hommes de loi ont généralement occupé en parallèle d'autres professions, gagnant souvent de l'argent en tant que joueurs (gambler), étant propriétaires d'entreprise ou même hors la loi, comme ce fut le cas de "Curly" Bill Brocius, qui, tout en étant toujours considéré comme un hors la loi, a servi comme sheriff adjoint avec le sheriff Johnny Behan à Tombstone.

Beaucoup de fusillades impliquant des représentants de la loi se sont produites à cause de différents découlant de ces autres professions, au détriment de l’application de la loi.
 

Tom Horn, cité plus haut comme étant un assassin, a servi à la fois comme sheriff adjoint et en tant que détective de l’agence Pinkerton, il  occupa un emploi dans lequel il a tué au moins trois personnes comme chasseur de prime.

 

Ben Thompson, un bandit et gambler, était un chef très apprécié de la police à Austin au Texas.

 

King Fisher a eu également beaucoup de succès en tant que sheriff d’un comté au Texas.

 

"Big" Steve a longtemps servi comme Marshall adjoint de Laramie dans le Wyomin alors qu’il n’arrêtait pas de commettre des meurtres et des vols.

 

Une ville avec un énorme taux de criminalité demanda souvent un gunfighter connu pour occuper le poste de Marshall, chef de la police ou sheriff du comté, dans l'espoir que le tireur pourrait endiguer la violence et mettre de l'ordre.

 

Habituellement, quand un homme armé a été embauché par une ville en tant qu' U.S. Marshall, il obtint le plein soutien des habitants jusqu'à ce que l'ordre fut rétabli.

 

 

Photo 1001                                        Photo 1003

Photo 1004                       Photo 1002

 


GUNFIGHTERS  &  CINEMA

 

Photo 1005         GUNFIGHTERS (1947)

Gunfighters est un film Western de 1947 réalisé par George Waggner et mettant en vedette Randolph Scott, Barbara Britton, et Bruce Cabot.

Basé sur le roman « Twin Sombreros »  de Zane Grey (la suite de Knights of the Range) et sur un scénario de « The Searchers » de l'auteur Alan le May, le film a comme sujet un bandit qui renonce à ses armes après avoir été forcé de tirer sur son meilleur ami et décide de devenir un simple cow-boy dans un ranch.

Le film est paru au Royaume-Uni sous le titre « The  Assassin », alors qu’en France le film se nommait « La vallée maudite ».

 

 Photo 1006      THE GUNFIGHTERS (1987)

 C’est un film Western télévisé datant du 27 octobre 1987 (USA) réalisé par Clay Borris

Stars: Art Hindle, Reiner Schöne, Anthony Addabbo

 

 

Photo 1008        JESSE JAMES (1939)

En France ce film western, sorti le 12 avril 1939, s’intitulait « Le brigand bien aimé », réalisé par

Henry King,

Stars: Tyrone Power, Henry Fonda, Nancy Kelly |

 

 

 Photo 1009          PAT GARRETT & BILLY THE KID (1973)           

                 

Western réalisé par Sam Peckinpah

Stars : Bob Dylan, James Coburn, Kris Kristofferson

 

Billy the Kid est un film américain de 1930 dirigé en mode grand écran par King Vidor sur la relation entre le bandit Billy the Kid (Johnny Mack Brown) et Pat Garrett (Wallace Beery), l'homme qui l’a tué.

 

 

 Photo 1010      WYATT EARP  (1994)

Western réalisé par Lawrence Kasdan

Stars : Kevin Costner, Dennis Quaid, Gene Hackman

 

Scénario : Dan Gordon et Lawrence Kasdan

Production : Warner Bros. en association avec Tig Productions, Kasdan Pictures et Paragon Entertainment Corporation

Distribution : Warner Bros.

Producteurs : Jim Wilson, Kevin Costner et Lawrence Kasdan

Budget : 63 millions $.

 

Wyatt Earp grandit dans une famille d'avocats et de juges et semble destiné à suivre la voie tracée par son père et son grand-père. Il se marie à Urilla, un amour de jeunesse et commence à étudier le droit avec l'intention de s'établir dans le Missouri et d'y fonder une famille. La mort de sa jeune épouse enceinte, emportée par la typhoïde, bouleverse le cours de sa vie. Après avoir fait divers petits boulots et manqué de se faire tuer en tant que conducteur de chariot, Wyatt part alors pour Wichita, puis gagne Dodge City où il porte pour la première fois l'insigne de marshall et se rend célèbre pour son intransigeance. Il rassemble ses frères autour de lui, à Tombstone, avec le projet de monter une affaire. Son amitié pour Doc Holliday, joueur professionnel alcoolique et tuberculeux, son amour pour Josie, une belle et jeune aventurière, contribuent encore à forger sa légende .…

 

 

 Photo 80       THE MAGNIFICENT SEVEN  (1960)

 

        En français : Les Sept Mercenaires

           Photo 81

C’est un western de John Sturges sorti en 1960.

Le film est grandement inspiré du film japonais "Les Sept Samouraïs" réalisé par Akira Kurosawa en 1954.

 

Stars :  

Yul Brynner  : Chris Adams, le chef des sept mercenaires

Steve McQueen : Vin Tanner, le bras droit de Chris

Horst Buchholz  : Chico, le plus jeune des sept mercenaires

Charles Bronson  : Bernardo O'Reilly, le mercenaire irlando-mexicain

Robert Vaughn : Lee, le mercenaire traqué par les forces de l'ordre

James Coburn  : Britt, le mercenaire-lanceur de couteaux

Brad Dexter  : Harry Luck, le mercenaire cupide.

 

                                                       Photo 1013

                                                       THE END

 

À suivre …en  2ème partie :

 

le TOP 20 des Gunfighters,

les armes des Gunfighters,

la liste des gunfights,

la liste des gunfighters.

                                                                                  Photo 1014

Date de dernière mise à jour : 09/08/2016