HISTOIRE DES COWBOYS AMERICAINS 2

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  •  20637904 2021260344770327 8014568332952264711 n 1        ARTICLE & PHOTOS  ( sauf anciennes ) DE ROLAND ROTH 

                         

 

                    2ème PARTIE 

 

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                                                   Les cowboys contribuent au mythe du Far West. 

 

   LA TRANSHUMANCE  

La transhumance a donné au cowboy une image d'homme libre, endurci et un peu rustre, un cavalier émérite, solitaire et nomade.

Pour vendre leur bétail, les éleveurs prenaient contact avec les acheteurs du nord et établissaient parfois un contrat. 

Ils choisissaient ensuite un « drover » ou « trail boss » qui était chargé de conduire les animaux sur la piste et ils décidaient alors du nombre de bêtes à mettre dans le troupeau. 

Le « drover » engageait alors une équipe de cowboys et les éleveurs lui amenaient les bêtes choisies pour le grand départ. 

Les bovins appartenaient à différents propriétaires. Avant le départ, il fallait donc les marquer d’une « marque de route ». 

Les animaux non marqués sont appelés « mavericks ». 

 

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Après le marquage et avant d'emmener les bêtes vers leur destination, elles ont été regroupées et triées.

Le cowboy utilisait alors son lasso pour attraper les bovins selon les techniques héritées des vaqueros. 

Cette étape de regroupement, le « round-up », dura plusieurs semaines, car il fallait rassembler plusieurs milliers de bêtes sur un territoire très étendu allant jusqu'à 4000 à 5000 miles carrés.

Une fois le round-up terminé, c'est le grand départ. 

Il faut souvent quelques jours pour que les animaux démarrent, le temps qu'ils s'habituent à leurs meneurs. 

Le drive dure entre deux et six mois selon la destination, la piste empruntée et les imprévus. 

Par exemple de San Antonio à Abilene, il fallait en moyenne trois mois et du Texas au Wyoming près de six mois.

Le troupeau s'étire sur des kilomètres de long et souvent quelques centaines de mètres de large. Il ne se déplace pas trop vite pour ne pas fatiguer le bétail, mais pas trop lentement non plus afin d'éviter leur dispersion. 

 

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L’allure est plus rapide lors des deux ou trois premiers jours, avec des étapes de quarante à quarante-cinq kilomètres. 

Quand les bêtes se fatiguaient, elles se mettaient plus facilement en troupeau plus compact et se reposaient la nuit. 

Après un départ plus accéléré, l’allure de croisière était ensuite de douze à dix-huit kilomètres par jour.

Le chemin passait par les points d'eau où l'on peut s'arrêter pour faire paître et boire le troupeau. 

La plupart des troupeaux comptaient de 2 000 à 3 000 têtes, rarement plus, car un si grand nombre de longhorns était difficile à manier sur la piste. 

On comptait en moyenne un cowboy pour environ 300 bêtes, soit à peu près 8 à 10 par troupeau avec six à huit chevaux (une « remuda » d’une soixantaine de chevaux) pour chacun. 

Un type de cowboys appelé « wrangler » s'occupe particulièrement des chevaux utilisés pour le travail du bétail. 

 

       

        

Avec le « trail boss » (chef de convoi), le cuisinier et le « horse wrangler » (l’homme chargé des chevaux), cela fait une équipe d’une dizaine d’hommes. 

Le « drover » ou « trail boss » (chef de piste) est le responsable du troupeau et il doit contenir les débordements d'humeur de ses hommes que la pénibilité et la monotonie du travail rendaient bien souvent agressifs. 

Il connaissait la piste, les points d'eau et les passages à gué. 

Il employait souvent un guide indien qui ouvrait la route avec un peu d'avance.

Les cowboys travaillaient seize à dix-huit heures par jour et cela tous les jours. 

Le cowboy passait la plus grande partie de son temps à cheval. Son job était de surveiller de près les animaux en liberté, leur faire traverser des rivières et les grandes plaines ou les étendues plus ou moins désertiques.

Pendant la journée, deux « pointeurs », souvent les cowboys les plus expérimentés, menèrent le troupeau en cherchant le chemin.
Il leur faut aussi éviter les autres troupeaux, contourner les villes afin de ne pas nuire à la bonne avancée des animaux. 

 

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Sur les côtés il y a les « flancs-gardes » (flank-riders),  et à l'arrière les « drag-riders » qui furent chargés de ramener les bêtes égarées. 

Le soir, on soignait les chevaux, on coupait du bois puis chacun prenait son tour de garde avant de prendre quelques heures de sommeil. 

Parfois, en cas d'alerte, les cowboys peuvent rester en selle pendant trois jours sans discontinuer pour préserver la sûreté du troupeau.

Le « chuck wagon » emmenait les provisions.

Les cowboys mangeaient des biscuits, du bacon, des fruits séchés avec du café, avec parfois pour améliorer l'ordinaire du gibier ou plus rarement un boeuf du troupeau que l'on a abattu. 

Avec une nourriture très monotone, le cuisinier n'était pas très aimé par les cowboys.  

Le cowboy avait un travail harassant, pénible, mal payé et peu valorisé.

Le cowboy moyen gagnait environ un dollar par jour, en plus de la nourriture et près du ranch il pouvait occuper un lit dans le dortoir. 

Le salaire mensuel pouvait donc varier entre 30 et 40 dollars alors qu’une paire de bottes coûtait 15 dollars. 

Le cuisinier de l’équipe était mieux payé. 

 

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Environ 45 % des cowboys étaient des personnes de couleur : Mexicains, Noirs, Métis voire Indiens. Environ 15% à 20% de tous les cowboys étaient d'ascendance afro-américaine, allant d'environ 25% sur les trails du Texas mais très peu dans le nord-ouest du pays. 

De même, les cowboys d'origine mexicaine représentaient en moyenne environ 15% du total, mais étaient plus communs au Texas et dans le sud-ouest. 

En effet, au Texas, la majorité était d’origine hispanique ou indienne. Cet Etat comptait aussi environ  5 000 cowboys noirs.

A la fin du 19ème siècle, on estime même qu’un cowboy sur trois était un vaquero mexicain. 

Après 1890, lorsque les Amérindiens étaient « assimilés », certains internats indiens ont enseigné les techniques d'élevage en ranch. Beaucoup d’« Indian Cowboy » furent employés comme cowboys, en particulier dans les ranchs situés près des réserves indiennes. 

Les Blancs, eux, étaient originaires de familles de fermiers pauvres et de classes sociales inférieures ou étaient des vagabonds (hobos) louant leurs services à la saison. 

Comme le cowboy passait ses journées sur son cheval, cela exigeait une forte compétence en équitation et de bonnes capacités physiques souvent depuis l'adolescence (dès l'âge de 12 ou 13 ans) et cela toute sa vie s’il n’était pas handicapé par des blessures ou maladies.

 

        

 

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Dans l’ouest américain, quelques femmes se sont affirmées pour assumer des tâches d'élevage en ayant acquis les compétences nécessaires. 

La « cowgirl » n’a finalement été reconnue que vers la fin du 19èmesiècle.

Il existe peu de documents mentionnant des filles ou des femmes qui travaillaient pour conduire du bétail sur les pistes de l’Old West. 

Par contre, les femmes effectuaient un travail considérable dans les ranchs et dès fois les dirigeaient lorsque les hommes allaient à la guerre ou lors de longs trajets de transhumance de bétail. 

Certaines femmes, dans les petits ranchs qui ne pouvaient pas se permettre d'embaucher des travailleurs extérieurs, travaillaient côte à côte avec les hommes et devaient donc monter à cheval et être en mesure d'accomplir les tâches principales du ranch. 

Les premiers photographes tels qu'Evelyn Cameron ont documenté la vie des femmes et des cowgirls dans les ranchs à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle.

Lors du « Wild West Show » de Buffalo Bill, les « cowgirls » ont démontré leur qualité au niveau de l'équitation ou du tir de précision qui ont diverti le public et permettait à des femmes comme Annie Oakley de devenir célèbre. 

En 1900, les jupes fendues pour monter à califourchon sont devenues populaires et ont permis aux femmes de rivaliser avec les hommes sans scandaliser en portant des vêtements pour hommes. 

Dans les premiers spectacles et rodéos du Far West, les femmes ont participé à toutes les épreuves, parfois contre d'autres femmes, parfois contre des hommes. 

Des cowgirls, telles que Fannie Sperry Steele, ont pris les mêmes risques que les hommes (tout en portant une jupe fendue) et ont participé à des rodéos majeurs tels que le Stampede de Calgary et le Cheyenne Frontier Days.

 

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Dans la région de Tombstone en Arizona, dans les années 1880, le terme cowboy a été utilisé péjorativement pour décrire les hors-la-loi qui étaient impliqués dans divers larcins et crimes. 

Le terme était surtout utilisé dans la région à l’époque du règlement de comptes d’O.K. Corral et de la vendetta de Wyatt Earp qui en résultait.

Voir mon article :  La vie de Wyatt Earp 

 

Un groupe organisé a été surnommé « The Cowboys » et sévissait dans la contrebande de bétail, d'alcool et de tabac à travers la frontière américano-mexicaine. 

C'est même devenu une insulte dans certaines régions d'appeler quelqu'un un « cowboy » car cela suggérait qu'il était un voleur de chevaux ou un hors-la-loi.

 

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Egalement dans les années 1880, de nombreux éleveurs se sont implantés dans le nord-ouest où il y avait encore de grandes étendues de plaines et de prairies. 

Les bovins en provenance du Texas étaient rassemblés à l'ouest dans les montagnes Rocheuses et le territoire du Dakota. 

Afin de reconnaitre leur propriété et de trier les animaux matures destinés à la vente, les bêtes étaient marqués d'une marque distinctive appliquée au fer chaud, généralement pendant que les bovins étaient encore de jeunes veaux. 

Les éleveurs organisaient une rafle, un rassemblement, généralement au printemps. Un grand nombre de chevaux était nécessaire pour une rafle et chaque cowboy avait besoin de trois à quatre chevaux frais au cours d'une journée de travail.

Les cowboys qui séparaient les bovins du troupeau avaient le plus haut niveau de compétence et montaient des chevaux spécialement entraînés et formés pour suivre les mouvements des bovins et capables de s'arrêter et de tourner plus rapidement que les autres chevaux. 

On rassemblait également les troupeaux de chevaux.

Les cowboys spécialisés dans la formation des chevaux matures apprivoisaient et dressaient ceux-ci, un processus appelé " bronco-busting" « briser le cheval ».

Après la guerre civile, Charles Goodnight a modifié la selle anglaise traditionnelle en créant un design de style selle western. 

 

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La selle western est une selle spécialement conçue pour permettre au cheval et au cavalier de travailler pendant de nombreuses heures et pour assurer la sécurité du cavalier sur un terrain accidenté ou lorsqu'il se déplace rapidement en réponse au comportement du bétail. 

Une selle western a un siège profond avec un pommeau haut et un troussequin qui offre un siège sûr. 

Une fois les bovins triés, la plupart des cowboys devaient attacher les jeunes veaux et les maintenir pour qu'ils soient marqués et les veaux mâles étaient castrés.

Une race primaire de bétail était le Longhorn, descendant des Longhorns espagnols originaux importés au 16ème siècle. 

Au 19ème siècle d'autres races de bétail avaient également été amenées dans l'ouest américain comme le « Hereford » (ou vache à figure blanche en français « cadien ») souvent croisé avec le Longhorn. 

Beaucoup de bovins vivaient dans un état semi-sauvage dans les espaces ouverts (open range) et on les laissait paître, pour la plupart sans surveillance, pendant une grande partie de l'année. Dans de nombreux cas, différents éleveurs ont formé des "associations" pour laisser brouter leur bétail sur leurs propriétés respectives. 

Une certaine concurrence s’est instaurée entre les cowboys cherchant à tester leurs compétences dans la maitrise du bétail et de manipulation des chevaux, les uns contre les autres, et ainsi les tâches du cowboy donnèrent naissance au sport du rodéo qui s'est rapidement développé. 

En effet, au début du 19ème siècle, il s’agissait avant tout de compétitions informelles dans les ranchs de l’ouest des Etats-Unis et du nord du Mexique pour tester les aptitudes et l’agilité des cowboys et des vaqueros. 

Il faudra attendre 1872 pour que la première compétition officielle soit organisée à Cheyenne dans le Wyoming.

 

        

 

 

    OPEN RANGE & FIL DE FER BARBELE 

 

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Le surpâturage et les hivers rigoureux ont été des facteurs qui ont mis fin à l'âge de l'Open Range.

Le fil de fer barbelé, une innovation des années 1880, a permis au bétail d'être confiné dans des zones désignées pour le pâturage libre. 

Au Texas et dans les régions avoisinantes l'augmentation de la population obligeait les éleveurs à clôturer leurs terres individuelles.

En 1876, l’entrepreneur John Warne Gates avait en effet bouleversé le monde de l’élevage en démontrant comment le bétail pouvait être retenu par ce nouveau type de clôture infranchissable. Bientôt les fermiers délimitèrent leur territoire en installant du fil barbelé, déclenchant la fureur des propriétaires de ranchs qui, jusqu’ici, laissaient paître leurs vaches en liberté. 

En 1884, des hommes cisaillèrent les barbelés près d’une ferme du Nebraska lors de la « range war » ( la guerre des frontières ). 

Durant près de dix ans, vendettas et représailles firent des centaines de morts. L’Etat fédéral dut intervenir en mettant en place un système d’amendes et de peines pour les coupeurs de fils.

Dans les états du nord, le surpâturage avait conduit à la famine suite à un fourrage hivernal insuffisant pour les bovins, en particulier pendant l'hiver rigoureux de 1886 - 1887. Des centaines de milliers de bovins sont morts dans le nord-ouest entraînant l'effondrement de l’industrie bovine. 

Dans les années 1890, les clôtures en fil de fer barbelé s’étaient également développées dans les plaines du nord. Le chemin de fer s'était étendu pour couvrir la majeure partie du pays et des abattoirs de viande ont été construits plus près des principales zones d'élevage évitant ainsi et rendant inutile de longs trajets de bétail en provenance du Texas vers le Kansas. 

Par conséquent, l'âge de l’open range était révolu et les grandes collectes de bétail étaient terminées. 

 

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    COWBOYS  &  CINEMA 

Commençant dans les années 1920 et se poursuivant jusqu'à nos jours, les films western ont popularisé le style de vie des cowboys mais ont également formé des stéréotypes persistants, positifs et négatifs. 

Dans certains cas le cowboy est souvent associé à un violent flingueur.

D'un autre côté, certains acteurs qui incarnent des cowboys au cinéma mettent en avant des valeurs positives, comme le « code des cowboys » de Gene Autry qui encourage les comportements honorables, le respect et le patriotisme. 

De même, dans les films, les cowboys étaient souvent montrés en train de se battre avec les Amérindiens. 

Cependant, la plupart des conflits armés se sont produits entre les autochtones et les unités de cavalerie de l'armée américaine. 

C’est vrai que les relations entre les cowboys et les Amérindiens étaient variées et généralement pas particulièrement amicales.

 

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    COWBOYS  &  AMERINDIENS 

Les Amérindiens ont généralement permis aux troupeaux de bétail de passer en payant un péage de dix cents la tête. 

Mais ceux-ci pillèrent les ranchs en temps de conflit actif entre blancs et indiens ou de pénurie de nourriture. 

Dans les années 1860, les Comanches ont créé des problèmes dans l'ouest du Texas. 

Des attaques similaires ont également eu lieu avec les Indiens Apache, Cheyenne et Ute. 

Les Cowboys des ranchs étaient armés contre les prédateurs et les voleurs utilisaient souvent leurs armes pour faire fuir les gens qui tentaient de voler du bétail.

Mais la piste présente bien d’autres dangers et grands risques. 

Le risque indien était de très loin moins fréquent et moins grave que les problèmes liés aux troupeaux lui-même. 

Souvent, le cadeau d'une bête comme péage pour la traversée d'une réserve évita bien des querelles.

Il existait bien des voleurs de bétails ou des fermiers irascibles qui posèrent parfois problème.

Mais le plus grand danger que craignait le cowboy survenait à la tombée de la nuit. 

Il fallait être sur ses gardes à chaque instant afin d'éviter un drame. 

En effet, la grande crainte des cow-boys est le moindre bruit, le moindre hurlement de coyote ou un orage souvent très violent dans les grandes plaines qui peuvent faire peur au troupeau. 

Alors, le troupeau fonce droit devant lui : c'est le stampede. 

 

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Les cowboys essaient alors de calmer le troupeau par un vaste mouvement circulaire. 

Souvent après un orage il fallait une semaine pour retrouver les bêtes. 

Un chef de piste du nom de E.C.Abbott raconta qu'en 1882 un orage tua quatorze têtes de bétail, six ou sept chevaux et deux hommes. 

Parfois c'est l'incendie de la prairie qui peut se transformer en drame ou la foudre qui frappe les cavaliers sur leur monture. 

La traversée des rivières ou des fleuves était souvent un énorme défi : parfois il fallait près de trois jours avant que le troupeau ne veuille s'y engager, lorsqu'il ne fait pas demi-tour spontanément. 

Dans les cours d'eau les plus profonds, les cow-boys nagent devant leurs chevaux, suivis du troupeau et de nombreuses noyades de bêtes qui les accompagnaient mais aussi celles d’hommes furent à déplorer. 

Mais parfois, au contraire, il y a aussi l'eau potable qui manque cruellement. 

Il y a aussi la piqure mortelle d’un gros lézard : la « sconte hydrophobe », les morsures des serpents vénimeux ou les attaques des loups.

 

       Pas facile la vie de cowboys !

 

        

 

 

      Capture d e cran 2020 07 05 a 16 13 25   FIN DE LA 2ème PARTIE 

 

 

                     A SUIVRE :  3ème Partie et FIN 

 

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               Revoir la 1ère PARTIE    cliquez    

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 13/07/2020