AMAZING ARIZONA


Des premiers peuples au Far West, des villes minières au Grand Canyon !
L’ Arizona est l’un des États américains qui concentrent le plus de contrastes.
On y trouve le désert de Sonora et ses saguaros géants, les forêts de pins de Flagstaff, les hauts plateaux du Nord, les canyons rouges de l’Utah voisin, les anciennes mines de cuivre, les villes fantômes, les réserves amérindiennes, les ranchs, les routes mythiques du Far West et, bien sûr, le Grand Canyon.
Mais l’image de l’Arizona réduit souvent son histoire à quelques cow-boys, à Wyatt Earp et à la fusillade d’O.K. Corral.
En réalité, l’histoire de l’Arizona est beaucoup plus ancienne.
Des populations humaines vivent dans cette région depuis des milliers d’années.
Des sociétés agricoles complexes y ont développé des réseaux de canaux d’irrigation, des villages et des centres cérémoniels bien avant l’arrivée des Européens.
L’Arizona est devenu le 48e état des États-Unis le 14 février 1912, sous la présidence de William Howard Taft.
Aujourd’hui, son identité est faite de plusieurs couches : héritage amérindien, influence espagnole et mexicaine, conquête américaine, exploitation minière, ranching, agriculture irriguée, tourisme et gigantesques métropoles modernes.
L’Arizona avant l’Arizona 
Avant d’être un territoire espagnol, mexicain ou américain, l’Arizona était une terre habitée par les Amérindiens.
Les premières occupations humaines remontent à la préhistoire. Les archéologues ont retrouvé dans différentes régions de l’État des traces de chasseurs-cueilleurs anciens, puis de sociétés agricoles capables de transformer profondément leur environnement.
Dans le nord-est de l’État, les ancêtres des peuples pueblos développèrent des villages et des réseaux agricoles.
Dans le centre et le sud, les sociétés aujourd’hui regroupées sous le terme d’Hohokam développèrent une agriculture remarquablement sophistiquée.
Le terme « Hohokam » est une désignation archéologique moderne et ne correspond pas nécessairement au nom que ces populations se donnaient elles-mêmes.
Leur grande prouesse fut l’irrigation.
Dans la vallée de la Salt River, elles construisirent un gigantesque réseau de canaux permettant de conduire l’eau vers les champs.
Certains de ces tracés ont influencé les systèmes d’irrigation modernes de la région de Phoenix.
Le site de Casa Grande, au sud-est de Phoenix, témoigne de cette civilisation ancienne.
Le monument central, aujourd’hui protégé par le National Park Service, appartenait à un vaste réseau de communautés reliées par des canaux et des échanges.
Les premiers habitants et les peuples amérindiens
Les peuples autochtones de l’Arizona 
L’Arizona contemporain possède une présence amérindienne exceptionnelle et une des plus fortes concentrations de populations amérindiennes des États-Unis.
L’État compte 22 nations tribales reconnues au niveau fédéral, parmi lesquelles la Navajo Nation, les Hopi, les Havasupai, les Hualapai, les Tohono O’odham, les Apaches, les Yavapai, les Mojave, les Cocopah, les Quechan et les Pascua Yaqui.
Il faut donc éviter de parler des « Indiens d’Arizona » comme d’un peuple unique.
Les langues, les traditions, les territoires et les histoires sont très différents.
Leur histoire est très ancienne et leur présence précède de plusieurs milliers d’années l’arrivée des Européens.
Il ne faut pas considérer les peuples d’Arizona comme un seul peuple : Navajo, Hopi, Apache, O’odham, etc. ont des langues, des histoires et des cultures différentes.
Les Navajo ( ou Diné Bikéyah)
Ils constituent aujourd’hui la plus grande population amérindienne de l’État.
Le terme Dine signifie dans leur langue « l'homme » ou « le peuple ».
Ils sont étroitement apparentés aux Apaches.
Les premiers chroniqueurs espagnols les désignèrent dans les années 1620 sous le nom de Apaches de Nabajó, nom dérivé du terme navahu'u qui signifie en tewa « champs dans la vallée », pour évoluer vers le terme Navajo.
occupe un immense territoire à cheval sur l’Arizona, le Nouveau-Mexique et l’Utah.
Le Canyon de Chelly constitue l’un des lieux les plus remarquables de cette histoire.
Des populations y vivent depuis près de 5 000 ans et des familles navajos y vivent encore aujourd’hui, pratiquant notamment l’élevage et l’agriculture.
Le vaste territoire de la Navajo Nation ou Diné couvre le nord-est de l’Arizona ainsi que des parties du Nouveau-Mexique et de l’Utah.
Window Rock en est la capitale.
Le tissage, les bijoux, l’élevage et une forte tradition spirituelle occupent une place importante.
Les Hopi 
Ils sont installés principalement depuis très longtemps sur leurs mesas du nord-est de l’Arizona ont conservé une culture et une langue très particulières.
Leur histoire est intimement liée au paysage du Colorado Plateau.
Les villages hopis rencontrés par les explorateurs espagnols au XVIe siècle existaient déjà depuis longtemps.
Leurs villages traditionnels, notamment sur First, Second et Third Mesa, sont parmi les plus anciens établissements continuellement occupés des États-Unis.
Les Hopis « le peuple de la paix » font partie du groupe amérindien des Pueblos, voisins des Navajos, des Papagos et des Zuñis.
Les Hopis vivent dans le nord-est de l'Arizona, dans la région des Four Corners, une région très aride.
Dans des textes anciens, le peuple est souvent appelé Moki ou Moqui.
On recensait 7 494 Hopis répartis en sept pueblos en 1775, alors qu'il n'y en avait plus que 6 500 en 1990.
Leur histoire ne peut cependant pas être réduite à la légende du « guerrier apache ».
Les conflits avec les États-Unis furent liés à l’expansion territoriale, aux déplacements forcés, aux réserves, aux ressources et à la volonté américaine de contrôler les routes et les terres.
Les Apaches 
Leur histoire est fortement liée aux conflits avec les États-Unis au XIXᵉ siècle.
Les différents groupes apaches ont joué un rôle majeur dans l’histoire du sud et de l’est de l’Arizona.
Les figures les plus célèbres de Cochise et Geronimo, tous deux appartenant aux Chiricahua Apache, sont devenues emblématiques de cette résistance.
Voir mon article : Cochise
Geronimo
Les Apaches vivent dans le sud-ouest des États-Unis et le Nord des États mexicains de Chihuahua et de Sonora.
Il y a principalement deux territoires apaches importants en Arizona :
White Mountain Apache Reservation, dans l’est de l’Arizona, autour de Whiteriver et Fort Apache.
La région est montagneuse et boisée, très différente du désert du nord-ouest.
San Carlos Apache Reservation, plus au sud, autour de San Carlos et de Globe possède des paysages de montagnes, canyons et désert.
On peut également évoquer le Fort Apache Historic Park, particulièrement intéressant pour comprendre les relations complexes entre l’armée américaine et les Apaches.
Venus du sud du Canada à une date indéterminée (entre 1200 et 1500 de notre ère), les Apaches vécurent d'abord dans les plaines du Kansas, du Nebraska et de l'est du Colorado où les rencontrèrent les explorateurs espagnols au 16e siècle.
Les Apaches avaient des modes de vie différents selon les lieux où ils résidaient et les influences auxquelles ils étaient exposés.
Ainsi les Mescaleros et les Jicarillas Llaneros chassaient le bison et étaient fortement influencés par la culture des Plaines.
Les Jicarillas Oleros avaient quant à eux adopté un mode de vie proche de celui des Pueblos, pratiquant l'agriculture, la fabrication de poterie et vivaient dans des villages constitués de maisons rectangulaires en adobe.
Les Chiricahuas et les Apaches de l'Ouest étaient des nomades vivant de chasse et de cueillette, parfois d'agriculture de subsistance.
Les Apaches résistèrent longtemps aux étrangers, affrontant d'abord les Espagnols (1520-1821), puis les Mexicains et enfin les Américains qui parviendront à les soumettre à la fin du 19e siècle.
Leurs chefs les plus célèbres sont Mangas, Coloradas, Cochise, Victorio et Geronimo.
Les Pueblos 
Au-delà des Hopi, plusieurs peuples pueblos ont des liens historiques avec l’Arizona et le Sud-Ouest.
Ils sont notamment connus pour leurs villages, leur agriculture, leur poterie, leurs tissages, leurs bijoux et leurs traditions cérémonielles.
Les Pueblos sont des maisons juxtaposées en pierre (comme les Hopis) ou en adobe (comme dans la vallée du Rio Grande).
Par extension, on utilise le terme pour désigner leurs habitants, bien que les pueblos ne forment pas un peuple unique.
Chaque tribu pueblo a son propre gouvernement.
Les centres religieux se trouvent dans des kivas. Les deux tribus les plus importantes sont les Hopis et les Zuñis.
Les Pueblos de l'époque précolombienne sont appelés Anasazis.
Les Akimel O’odham et les Tohono O’odham.
Ce sont des peuples du sud de l’Arizona, dans le désert de Sonora et de Chihuahua.
Leur histoire est particulièrement intéressante car leur territoire traditionnel a été coupé par la frontière entre les États-Unis et le Mexique.
La majeure partie de la population des deux groupes Akimel Oʼodham actuels aux États-Unis réside dans deux réserves : celle de la « Gila River Indian Community » pour les Keli Akimel Oʼotham et celle de la « Salt River Pima-Maricopa Indian Community » pour les Onʼk Akimel Oʼodham.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les Espagnols arrivent
Les premiers Européens atteignent la région au XVIe siècle.
En 1539, le franciscain Fray Marcos de Niza est envoyé vers le nord à la recherche des mythiques « Sept Cités de Cíbola », supposées regorger d’or.
Il est accompagné notamment d’Esteban, un Africain réduit en esclavage qui connaissait plusieurs cultures et langues indigènes de la région.
Voir mon article : Esteban
Le récit de Marcos, probablement exagéré, contribue à déclencher une expédition beaucoup plus importante.
En 1540, Francisco Vázquez de Coronado part à la tête d’une vaste expédition.
Son armée comprend plus de 300 Européens, mais aussi au moins 1 200 alliés indigènes, des religieux, des serviteurs et des animaux de bât. (Service des Parcs Nationaux.
Les Espagnols découvrent rapidement que les villes d’or n’existent pas.
Mais l’expédition contribue à l’exploration européenne de l’Arizona.
Les hommes de Coronado atteignent notamment les villages hopis. Plus à l’ouest, García López de Cárdenas et ses hommes atteignent le Grand Canyon.
Ils restent incapables d’en descendre jusqu’au Colorado.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Missionnaires, soldats et frontière espagnole
Après les grandes expéditions viennent les missionnaires.
Au XVIIe siècle, le jésuite Eusebio Francisco Kino devient l’une des grandes figures de la présence espagnole dans le sud de l’Arizona.
Il parcourt d’immenses territoires, établit des missions et développe des relations avec plusieurs peuples indigènes.
Le sud de l’Arizona reste alors une zone de frontière entre populations indigènes, missions espagnoles, militaires et colons.
Tubac, fondée comme presidio espagnol au XVIIIe siècle, deviendra l’un des lieux historiques majeurs de cette période.
Le site est aujourd’hui protégé par Tubac Presidio State Historic Park.
*****************************************************************************************************************************************************************************
L’Arizona devient mexicain
En 1821, le Mexique obtient son indépendance de l’Espagne.
La région qui correspond aujourd’hui à l’Arizona passe alors sous souveraineté mexicaine.
Cette période est importante car elle explique la forte influence hispanique du sud de l’État : noms de lieux, architecture, agriculture, élevage, religion et vocabulaire.
Tucson, Tubac et d’autres implantations deviennent des points importants de la frontière nord du Mexique.
*****************************************************************************************************************************************************************************
L’arrivée des États-Unis
Après la guerre américano-mexicaine, une grande partie du Sud-Ouest passe aux États-Unis.
En 1854, l’achat de Gadsden permet aux États-Unis d’acquérir une nouvelle bande de territoire au sud de l’Arizona actuel.
La guerre de Sécession bouleverse ensuite la région.
Après la création du territoire de l’Arizona en 1863, l’administration américaine tente progressivement d’imposer son autorité sur un territoire immense, difficile à traverser et marqué par les conflits entre populations indigènes, militaires, colons, éleveurs et chercheurs d’or.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les pionniers et le Far West 
C’est au XIXe siècle que naît l’image légendaire de l’Arizona du Far West.
Prospecteurs, cow-boys, éleveurs, commerçants, militaires, aventuriers, bandits et entrepreneurs arrivent dans les villes minières.
L’or, l’argent et surtout le cuivre jouent un rôle énorme.
Les célèbres « 5 C de l’Arizona » résument traditionnellement les piliers historiques de son économie :
Copper — Cattle — Cotton — Citrus — Climate
soit : cuivre — bétail — coton — agrumes — climat.
Ces cinq secteurs ont longtemps structuré l’économie de l’État.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Tombstone : la ville qui transforma une fusillade en légende
Aucune ville n’incarne mieux le Far West mythique que Tombstone.
Fondée en 1879, elle devient rapidement une ville minière prospère.
En 1881 survient la célèbre fusillade d’O.K. Corral, opposant les frères Earp, Doc Holliday et leurs adversaires.

La réalité historique est beaucoup moins longue que la légende : la confrontation dure quelques dizaines de secondes.
Mais son image deviendra l’un des symboles les plus célèbres de l’Ouest américain.
Tombstone était alors une véritable ville de frontière avec hôtels, saloons, théâtre, maisons closes, journaux et commerces. Elle devint rapidement l’une des villes les plus importantes de l’Ouest avant le déclin lié notamment aux problèmes des mines.
Voir mon article : Tombstone. 
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les légendes de l’Ouest en Arizona
Parmi les personnages associés à l’Arizona figurent :
Wyatt Earp
Le célèbre marshal et chasseur de bandits est devenu une figure presque mythologique.
Voir mon article : Wyatt Earp
Virgil Earp
Son frère, lui aussi homme de loi, joua un rôle central à Tombstone.
Morgan Earp
Autre frère Earp présent lors des événements de Tombstone, assissiné à Tombstone.
Doc Holliday
Dentiste de formation, joueur professionnel et tireur, il devint le compagnon de Wyatt Earp.
Voir mon article : Doc Holliday
Cochise
Chef chiricahua devenu l’une des grandes figures de la résistance apache.
Voir mon article : Cochise
Geronimo
Leader chiricahua qui résista pendant des décennies à l’expansion américaine avant de se rendre en 1886.
Voir mon article : Geronimo
Pearl Hart
Une des rares femmes associées à la criminalité du Far West. Elle participa à un hold-up en diligence en Arizona.
Voir mon article : Pearl Hart
William « Curly Bill » Brocius
Figure du milieu des cow-boys hors-la-loi de Cochise County.
etc.......
Ces personnages ont alimenté une gigantesque littérature populaire et une industrie cinématographique qui ont parfois considérablement transformé la réalité.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Bisbee et l’empire du cuivre 
Si Tombstone représente l’Ouest des cow-boys, Bisbee représente l’Arizona minier.
En 1877, une reconnaissance militaire envoyée dans les Mule Mountains recherche des Apaches. Le prospecteur Jack Dunn découvre plutôt des indices de minéralisation.
La découverte attire immédiatement prospecteurs et investisseurs.
Bisbee devient bientôt l’un des grands centres miniers de l’Ouest et gagne le surnom de « Queen of the Copper Camps ».
Les mines de cuivre jouent un rôle fondamental dans la croissance économique de l’Arizona.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les ghost towns de l’Arizona
Goldfield Goldfield

L’Arizona possède de nombreuses villes fantômes.
Elles sont nées d’un phénomène simple : lorsqu’une mine prospère, les gens affluent ; lorsque la mine ferme, la ville peut disparaître.
Parmi les plus célèbres il y a : Swansea, Goldfield, Ruby, Vulture City, Gleeson, Pearce, Cochise.
Swansea est particulièrement révélatrice.
L’exploitation minière commence dans la région vers 1862, mais la ville connaît son véritable essor avec le chemin de fer.
En 1909, elle compte environ 500 habitants.
Les difficultés financières entraînent ensuite l’arrêt des mines.
Ces ruines constituent aujourd’hui une sorte de musée à ciel ouvert du Far West.

Pearce Swansea. Gleeson

*****************************************************************************************************************************************************************************
La naissance de l’État d’Arizona
L’Arizona devient officiellement un territoire américain en 1863.
Mais devenir un État prend presque un demi-siècle.
Pendant la période territoriale, plusieurs villes jouent successivement un rôle politique majeur.
La capitale territoriale est :
* Prescott, de 1864 à 1867
* Tucson, de 1867 à 1877
* Prescott, de 1877 à 1889
* Phoenix, à partir de 1889.
Phoenix restera ensuite la capitale.
Après plusieurs tentatives et débats politiques, l’Arizona obtient finalement le statut d’État.
Le président William Howard Taft signe la proclamation le 14 février 1912.
L’Arizona devient ainsi le 48e État des États-Unis.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les grandes villes d’Arizona
Phoenix
Capitale et principale métropole de l’État, Phoenix est le cœur économique et urbain de la vallée de la Salt River.
Phoenix est aujourd’hui la capitale de l’Arizona et la grande métropole de la « Valley of the Sun ».
Son histoire est cependant beaucoup plus ancienne que la ville moderne.
Bien avant l’arrivée des colons américains, la vallée était occupée par les Hohokam, qui avaient développé un impressionnant réseau de canaux d’irrigation.
Certains de ces anciens canaux ont inspiré le système d’irrigation moderne de la région.
La Phoenix moderne commence véritablement en 1867 avec Jack Swilling, qui comprend le potentiel agricole de la vallée de la Salt River.
Grâce à l’irrigation, des terres désertiques deviennent cultivables.
Le nom « Phoenix » fut choisi pour évoquer une ville renaissant des ruines d’une civilisation ancienne.
La ville fut officiellement incorporée en 1881.
Au début, Phoenix est surtout une ville agricole et commerciale.
Le développement des chemins de fer, puis la construction de barrages comme Roosevelt Dam, permettent à la vallée de connaître une croissance spectaculaire.
La construction de grands barrages sur les cours d’eau de l’Arizona transforme durablement le développement de l’État.
Le Roosevelt Dam, achevé en 1911, joue notamment un rôle essentiel dans la maîtrise de l’eau de la Salt River et dans le développement agricole et urbain de la vallée.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’agriculture perd progressivement son rôle dominant au profit de l’industrie et des services.
Phoenix devient alors une grande ville américaine, attirant de nombreux habitants grâce à son climat chaud et sec.
Aujourd’hui, ses quartiers modernes côtoient des secteurs historiques et des paysages désertiques.
Les montagnes qui entourent la ville rappellent constamment que Phoenix est installée au cœur du désert de Sonora.
Ses saguaros, ses palmiers, ses couchers de soleil et ses immenses avenues lui donnent une identité très particulière.
Phoenix est finalement une ville où se rencontrent l’ancien monde amérindien, l’histoire du Far West, l’agriculture, l’industrie et la modernité américaine.
L’ancienne petite ville devient l’une des grandes métropoles des États-Unis.
Tucson
Deuxième grand pôle urbain historique, Tucson possède une identité fortement marquée par les cultures mexicaine, espagnole, amérindienne et américaine.
La ville est également la porte d’entrée du Saguaro National Park.
Tucson possède une histoire encore plus ancienne et probablement plus profonde que celle de Phoenix.
La région était habitée par des populations autochtones bien avant la période espagnole.
Les recherches archéologiques montrent une occupation humaine très ancienne du bassin de Tucson.
En 1775, les Espagnols établissent le Presidio San Agustín del Tucson, destiné notamment à protéger les missions et les établissements espagnols de la région.
Tucson se trouve alors sur la frontière septentrionale de la Nouvelle-Espagne.
La ville connaît ensuite les périodes espagnole, mexicaine puis américaine.
Cette succession explique son mélange culturel exceptionnel.
Tucson conserve encore une forte influence mexicaine, espagnole, amérindienne et américaine.
Elle est souvent surnommée « Old Pueblo », un nom qui rappelle ses racines anciennes.
La ville est entourée par plusieurs chaînes de montagnes et par le spectaculaire désert de Sonora.
C’est l’un des meilleurs endroits pour admirer les immenses cactus saguaros, emblèmes de l’Arizona.
La Mission San Xavier del Bac, au sud de Tucson, témoigne de l’époque espagnole et missionnaire.
Le quartier historique d’El Presidio rappelle également les origines militaires de la ville.
Tucson est aussi profondément liée à l’histoire des Apaches et de Cochise, qui ont joué un rôle majeur dans l’histoire du sud-est de l’Arizona.
Aujourd’hui, Tucson possède une atmosphère plus ancienne et plus authentique que beaucoup d’autres grandes villes de l’Arizona.
Elle donne souvent l’impression d’être une ville où l’Ouest américain, le Mexique, les peuples autochtones et le désert se rencontrent.
Scottsdale
Scottsdale offre un contraste étonnant avec Phoenix et Tucson.
La ville est aujourd’hui connue pour ses hôtels de luxe, ses terrains de golf, ses restaurants, ses galeries d’art et ses quartiers élégants.
Pourtant, son origine est beaucoup plus rurale.
En 1888, Winfield Scott, ancien aumônier et officier de l’armée américaine, achète environ 640 acres dans la vallée de la Salt River.
Il souhaite y développer une exploitation agricole grâce à l’irrigation.
Les agriculteurs cultivent notamment des agrumes et d’autres productions adaptées au désert irrigué.
L’élevage et les ranchs participent également à l’identité de la région.
C’est cette tradition western qui donnera plus tard à Scottsdale son surnom de « The West’s Most Western Town ».
Dans les années 1930, la ville attire aussi des artistes et des architectes.
Le plus célèbre d’entre eux est Frank Lloyd Wright, qui établit Taliesin West dans le désert au pied des McDowell Mountains.
Après la Seconde Guerre mondiale, Scottsdale commence à se transformer rapidement.
La ville se développe comme destination touristique et hivernale.
Elle devient également célèbre pour ses événements équestres, ses compétitions sportives et ses parcours de golf.
Scottsdale possède aujourd’hui une étonnante combinaison de luxe, d’art, de désert et de tradition western.
La ville protège également une immense partie des McDowell Mountains et du désert environnant.
C’est donc une ville moderne et aisée, mais qui cherche à conserver le paysage désertique et l’image du vieil Ouest qui ont fait son identité.
Chandler
Chandler possède une histoire très différente de celle de Phoenix ou Tucson.
La ville doit son existence au Dr Alexander John Chandler, vétérinaire et spécialiste de l’irrigation.
En 1891, il achète des terres au sud de Mesa, dans une région alors largement désertique.
Il comprend rapidement que l’avenir de la région dépend de la maîtrise de l’eau.
Il développe donc des systèmes d’irrigation et transforme progressivement ses terres en exploitations agricoles.
Son domaine finit par atteindre environ 18 000 acres.
En 1912, il décide de créer une véritable ville et organise la vente de terrains.
Des trains d’excursion amènent alors des centaines d’acheteurs venus découvrir cette nouvelle communauté.
Le Hotel San Marcos, inauguré en 1913, devient rapidement un symbole de Chandler et attire une clientèle aisée.
À cette époque, l’agriculture domine l’économie locale.
On y cultive notamment le coton, les céréales et la luzerne.
Chandler est même célèbre pour ses élevages d’autruches, dont les plumes étaient utilisées dans la mode féminine.
Le coton devient particulièrement important pendant la Première Guerre mondiale.
Au fil du XXᵉ siècle, Chandler abandonne progressivement son caractère essentiellement agricole.
La ville se transforme en centre industriel puis technologique, notamment avec l’arrivée de grandes entreprises de haute technologie.
Aujourd’hui, Chandler fait partie de la grande agglomération de Phoenix et est particulièrement connue pour son industrie des semi-conducteurs et des technologies.
Son histoire raconte donc une transformation spectaculaire : d’un désert irrigué et agricole à l’un des centres technologiques majeurs de l’Arizona
Flagstaff 
Située à plus de 2 000 mètres d’altitude, Flagstaff est radicalement différente du désert de Phoenix.
Pins ponderosa, neige hivernale, volcans anciens et proximité du Grand Canyon en font l’une des villes les plus originales de l’État.
Flagstaff se trouve dans le nord de l’Arizona, à environ 2 100 mètres d’altitude, ce qui lui donne un climat très différent de celui de Phoenix ou de Yuma.
La ville est entourée de forêts de pins ponderosa et dominée par les San Francisco Peaks, dont le sommet Humphreys Peak atteint plus de 3 800 mètres.
Bien avant la création de la ville, la région était fréquentée et habitée par différents peuples autochtones, notamment les Sinagua.
Le site archéologique de Wupatki, au nord de Flagstaff, témoigne de cette ancienne présence.
Flagstaff commence véritablement à se développer dans les années 1870, avec l’arrivée des chemins de fer.
La ville devient un important point de passage entre le Nouveau-Mexique, la Californie et les autres régions de l’Ouest.
Le chemin de fer joue un rôle essentiel dans son développement économique et dans l’arrivée de nouveaux habitants.
Le nom Flagstaff serait associé à un mât fabriqué à partir d’un grand pin lors d’une célébration du centenaire américain en 1876.
Au début du XXᵉ siècle, la ville profite également de l’exploitation forestière et de l’industrie du bois.
Flagstaff devient ensuite célèbre pour son rôle dans l’astronomie grâce à l’Observatoire Lowell, fondé en 1894.
C’est depuis cet observatoire que Pluton fut découverte en 1930 par Clyde Tombaugh.
La ville possède également une relation particulière avec la Route 66, qui traverse son centre historique.
Aujourd’hui, Flagstaff est une ville universitaire, touristique et scientifique, notamment grâce à la présence de Northern Arizona University.
Elle constitue aussi une étape importante sur la route du Grand Canyon, situé à environ une heure et demie de route.
En hiver, ses montagnes attirent les amateurs de ski et de sports de neige, phénomène assez surprenant lorsqu’on pense à l’Arizona.
Flagstaff offre ainsi un visage très différent de l’Arizona désertique : forêts de pins, neige, montagnes volcaniques, astronomie, Route 66 et héritage amérindien se retrouvent dans une même ville.
Yuma 
Installée sur le Colorado River, Yuma est historiquement un point stratégique de franchissement du fleuve.Les ancêtres des Quechan et des Cocopah connaissaient déjà les meilleurs endroits pour traverser le Colorado avant l’arrivée des Européens.
Yuma se trouve à proximité immédiate de la frontière mexicaine, dans une région où les circulations entre Arizona, Californie, Sonora et Basse-Californie sont anciennes.
Cette position géographique lui a donné une importance stratégique exceptionnelle dans l’histoire de l’Ouest américain.
Bien avant l’arrivée des Européens, la région était habitée notamment par les Quechan, peuple autochtone intimement lié au Colorado.
Le fleuve constituait à la fois une source d’eau, une voie de circulation et une frontière naturelle.
Au XVIIIᵉ siècle, les Espagnols établissent des missions et des postes dans la région.
Le passage de Yuma devient ensuite l’un des grands points de franchissement du Colorado pour les voyageurs se dirigeant vers la Californie.
Au XIXᵉ siècle, le Yuma Crossing est emprunté par les soldats, les explorateurs, les chercheurs d’or et les migrants.
Yuma Territorial Prison State Historic Park est une ancienne prison construite à partir de 1876. Elle permet de découvrir la réalité assez rude de la justice dans l’Arizona territorial du XIXᵉ siècle.
La construction du Yuma Territorial Prison en 1876 marque une autre page célèbre de son histoire.
La prison, aujourd’hui transformée en musée, rappelle l’époque parfois brutale du Far West.
Le développement du chemin de fer à la fin du XIXᵉ siècle renforce encore l’importance de Yuma.
Puis l’irrigation transforme profondément la région : les terres désertiques deviennent l’une des grandes zones agricoles de l’Arizona.
Aujourd’hui, Yuma est notamment connue pour sa production hivernale de légumes et pour son agriculture irriguée.
La ville possède également une forte présence militaire avec le Marine Corps Air Station Yuma.
Son climat est l’un des plus chauds des États-Unis, avec des étés particulièrement extrêmes.
Malgré cette chaleur, le fleuve Colorado et les terres agricoles créent un contraste surprenant avec le désert environnant.
Yuma est donc une ville où se rencontrent l’histoire amérindienne, les pistes du Far West, l’armée, l’agriculture et le désert du Colorado.
Jerome : la ville accrochée à la montagne 
Jerome est l’un des endroits les plus extraordinaires de l’Arizona.
Jerome a pour caractéristiques d'être perchée à flanc de montagne sur les pentes de Cleopatra Hill, dans les Black Hills, le long de la route historique 89A reliant Cottonwood à Prescott.
Les premiers habitants de la région comprennent notamment les Hohokam, puis d’autres peuples indigènes.
À partir de la fin du XIXe siècle, l’exploitation minière transforme radicalement l’endroit.
La ville connut sa gloire grâce aux mines de cuivre des environs et fut autrefois à son apogée peuplée de 15 000 habitants.
Jerome devient une ville industrielle très prospère avant de connaître un long déclin lorsque les mines ferment.
Selon les estimations, la population y est actuellement de 353 habitants.
C’est presque une ville fantôme, typiquement western, ne vivant plus que du tourisme.
La présence d'argent et de cuivre sur le site de Jerome était déjà connue des Indiens et des Espagnols.
La ville minière avait été établie en 1883.
Son nom venait d'Eugene Murray Jerome, un investisseur new-yorkais, avocat et cousin de la mère de Winston Churchill, qui possédait les droits d'extraction à cet endroit.
En 1920, 130 kilomètres de mine étaient exploités, et sa population dépassait les 10 000 personnes.
Jerome entra dans la légende de la Conquête de l'Ouest avec sa multitude de maisons de jeux et de prostitution.
La ville de Jérome subit trois incendies majeurs entre 1897 et 1899, qui détruisirent presque totalement la ville, laquelle fut reconstruite en utilisant des matériaux comme la brique à la place du bois.
Aujourd’hui, Jerome est devenue une ville historique et touristique spectaculaire, littéralement accrochée à la montagne.
Prescott
Prescott fut la capitale territoriale de l’Arizona de 1864 à 1867.
En 1867, la capitale est transférée à Tucson.
Puis, en 1877, Prescott redevient capitale.
Cette situation ne dure cependant pas éternellement.
En 1889, le gouvernement territorial transfère définitivement la capitale à Phoenix.
Prescott conserve néanmoins une importance historique considérable et reste aujourd’hui l’une des villes les plus emblématiques du vieil Arizona.
Perchée à environ 1 600 mètres d’altitude, au milieu des forêts de pins ponderosa et des montagnes du centre de l’Arizona, Prescott possède une atmosphère très différente de celle de Phoenix ou de Tucson.
Avec ses bâtiments historiques, ses saloons, ses rues bordées d’arbres et son célèbre courthouse square, elle donne encore aujourd’hui l’impression d’être une ancienne ville du Far West ayant miraculeusement échappé au temps.
Prescott fut surtout la première capitale du territoire de l’Arizona.
La ville est fondée en 1864, quelques mois seulement après la création du territoire de l’Arizona. Le gouvernement territorial choisit Prescott comme capitale en raison de sa position stratégique dans le centre du territoire et de sa proximité avec les zones minières récemment découvertes.
La ville doit son nom au célèbre historien américain William Hickling Prescott, spécialiste de l’histoire espagnole et de la conquête du Mexique.
Prescott se développe rapidement après la découverte d’or dans les environs. Prospecteurs, commerçants, militaires, aventuriers et entrepreneurs affluent dans la région.
Comme beaucoup de villes de l’Ouest, Prescott connaît alors une croissance extrêmement rapide. Des hôtels, magasins, banques, restaurants, écuries et saloons apparaissent.
Mais Prescott n’est pas une simple ville minière. Sa position lui permet également de devenir un centre majeur du commerce avec les communautés minières et les ranchs environnants.
L’endroit le plus célèbre de Prescott est probablement Whiskey Row, une portion historique de Montezuma Street.
Au XIXe siècle, les saloons s’y multiplient. Joueurs professionnels, chercheurs d’or, cow-boys, soldats et hommes de loi s’y côtoient.
Le 20 juillet 1900, un incendie dévastateur ravage une grande partie du centre-ville. Des centaines de bâtiments sont détruits.
Les habitants reconstruisent cependant rapidement Prescott.
Une grande partie des bâtiments historiques visibles aujourd’hui date donc de la reconstruction qui suivit l’incendie.

Prescott entretient toujours une relation très forte avec la culture western.
La ville accueille notamment le World’s Oldest Rodeo, créé en 1888.
Il est présenté comme le plus ancien rodéo encore organisé chaque année aux États-Unis.
Chaque été, les festivités attirent des passionnés de culture western, des cavaliers, des éleveurs et des visiteurs venus de tout le pays.
Le rodeo constitue une excellente illustration de la manière dont Prescott a conservé une partie de son identité de ville frontière.
Window Rock
Window Rock est la capitale de la Navajo Nation.
Son nom vient d’une ouverture naturelle dans une falaise de grès.
C’est davantage un lieu politique et culturel qu’une attraction touristique classique : siège du gouvernement Navajo, Navajo Nation Museum et proximité de sites liés à l’histoire du peuple Navajo.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Le Grand Canyon 
Il est impossible de parler de l’Arizona sans parler du Grand Canyon.
Le parc national protège un canyon long d’environ 447 kilomètres, sculpté par le Colorado et d’autres processus géologiques.
À certains endroits, il atteint environ 1,6 kilomètre de profondeur.
Le Grand Canyon est également un lieu culturel majeur : le territoire du parc se trouve sur les terres ancestrales de nombreuses communautés tribales.
Les strates rocheuses racontent une histoire géologique remontant sur environ deux milliards d’années.
Mais le canyon n’est pas une région « vide ».
Les humains y vivent ou y circulent depuis plus de 10 000 ans.
Le Grand Canyon, en hopi Ongtupqa, en Yavapai Wi:kai:la, est un canyon des États-Unis situé dans le Nord-Ouest de l'Arizona.
La gorge a été creusée par le fleuve Colorado dans le plateau du même nom.
Fondé en 1919, le Parc National du Grand Canyon couvre un territoire protégé de 4 927 km2.
Il est fréquenté chaque année par plus de cinq millions et demi de visiteurs.
La diversité et la singularité naturelle et paysagère du site l'ont fait reconnaître patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1979.
Les conquistadors espagnols sont les premiers hommes blancs à atteindre la région.
En 1540, le vice-roi de Nouvelle-Espagne, Antonio de Mendoza, envoie une expédition depuis le Mexique actuel vers le Nord, afin de découvrir les cités d'or de Cibola.
Le capitaine Don García López de Cárdenas découvre alors le Grand Canyon, mais renonce à le traverser faute d'avoir trouvé un passage entre les deux rives.
Des missionnaires sont envoyés par la suite afin d'évangéliser les populations autochtones.
La région reste méconnue jusqu'au milieu du 19ème siècle.
Mais la conquête de l'Ouest et la croissance démographique poussent les Américains à cartographier le secteur.

En 1869, John Wesley Powell, un vétéran de la Guerre de Sécession, descend le fleuve Colorado en bateau : son expédition coûte la vie à trois des neuf hommes.
Le récit de Powell éveille l'intérêt des géologues et des amoureux de la nature.
La descente du Colorado est réalisée pour la première fois avec des embarcations légères par Geneviève et Bernard de Colmont et Antoine de Seynes de septembre à novembre 1938.
En effet seules des barques très lourdes et solides avaient parcouru ce canyon de 1 700 km avec une perte d’altitude de 1 500 m parsemé par environ un millier de rapides dont un tiers très violents.
Le film dirigé par Roger Verdier "La Rivière Enchantée" et produit par Bernard de Colmont, en 1942, retrace cette épopée.
355 espèces d'oiseaux, 89 de mammifères, 47 de reptiles, 9 d'amphibiens, 17 de poissons ainsi que des milliers d'espèces d'invertébrées sont recensées dans le parc du Grand Canyon.
Le puma, le lynx, le coyote et la chèvre des montagnes rocheuses sont des mammifères qui vivent sur les deux rives mais ils sont difficiles à observer.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les autres grands espaces protégés
L’Arizona possède un patrimoine naturel exceptionnel.
Le National Park Service y répertorie 22 unités relevant du système des parcs nationaux, comprenant notamment des parcs nationaux, monuments nationaux et sites historiques.
Parmi les plus remarquables :
Grand Canyon National Park 
Le géant incontesté déjà cité ci-dessus !
Petrified Forest National Park 
Un paysage de bois fossilisés, badlands, mesas et vestiges archéologiques.
Le parc conserve plus de 200 millions d’années d’histoire géologique.
Le parc de Petrified Forest a été inscrit sur la liste indicative du patrimoine mondial en 2008.
Le parc national de Petrified Forest est le parc national jumeau de Painted Desert au nord-est de l'Arizona.
Il est administré par le National Park Service américain.
Ce site est remarquable pour sa concentration de troncs d'arbre fossilisés.
Cette partie de la formation de Chinle a une concentration élevée de bois pétrifié vieux de 225 millions d'années avec des milliers de troncs fossilisés.
La région était alors occupée par le delta d'un fleuve sur les rives duquel poussaient des arbres géants. Après leur mort, ils furent enfouis sous des dépôts sédimentaires riches en silice, ce qui favorisa la conservation de leur structure. La silice remplaça lentement la matière végétale et fossilisa les troncs.
Progressivement, la région s'enfonça et fut ensevelie sous des strates sédimentaires.
Son soulèvement récent, conjugué à l'érosion, permit la mise au jour des troncs fossilisés.
Le parc couvre deux secteurs reliés par un corridor d'orientation méridienne : le secteur nord est constitué d'une formation géologique du Trias
appelée : Painted Desert (« Désert peint » en français). 
La partie sud renferme la plupart des troncs pétrifiés ainsi que des pétroglyphes amérindiens.
Le Painted Desert est un immense paysage de badlands aux couleurs rouges, roses, orange, violettes et grises.
Il s’étend sur environ 240 km et est particulièrement spectaculaire autour de Petrified Forest National Park.
La région du Painted Desert, contient des rochers rouge-orange constitués de bentonite, des fossiles de dinosaures et plus de 350 sites Amérindiens.

*****************************************************************************************************************************************************************************
Saguaro National Park 
Situé de part et d’autre de Tucson dans le comté de Pima, au sud de l’Arizona, il protège l’un des symboles absolus de l’Ouest : le saguaro.
Le parc est situé du côté oriental du désert de Sonora et se compose de plaines désertiques, mais aussi de zones montagneuses où des espèces moins résistantes à l'aridité parviennent à se développer grâce au climat plus humide en altitude.
Le parc est séparé en deux secteurs : les monts Rincon et les monts Tucson.
D'une superficie de 370 km2, le parc est reconnu pour ses nombreux cactus, dont le plus célèbre est le Saguaro.
Le désert de Sonora contient des Giant Saguaro cacti, barrel cacti, cholla cacti, prickly pears, Lesser Long-nosed Bats, Spotted Owls et javelinas.
L'occupation humaine de la région remonte à environ 7 000 ans mais aucune preuve archéologique n'indique pourtant que l'homme y vivait en permanence. Les régions environnantes du parc sont habitées par la peuplade précolombienne des Hohokams entre les 2ème et 15ème siècles, puis par des Amérindiens Sobaipuri et Tohono O'odham, qui y limitent leurs activités à la chasse et à la cueillette.
Les premiers explorateurs européens, d'origine espagnole, découvrent le sud de l'Arizona au milieu du 16ème siècle et les premiers colons s'y installent à la fin du 18ème siècle.
Créé en 1933 en tant que Monument national de Saguaro (Saguaro National Monument), il devient parc national le 14 octobre 1994.
Depuis, le National Park Service s'occupe de la protection des richesses naturelles et culturelles du parc qui accueille chaque année près de 700 000 visiteurs.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Organ Pipe Cactus National Monument 
Un des meilleurs endroits pour découvrir le désert de Sonora dans son environnement naturel.
L’Organ Pipe Cactus National Monument, créé le 13 avril 1937, est un Monument National et une réserve de biosphère se situant en Arizona dans le comté de Pima qui couvre une surface de 1 338 km².
Situé dans le sud de l'État, il jouxte la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Son nom provient du cactus Stenocereus thurberi, « Organ Pipe Cactus » en anglais (cactus tuyau d'orgue).
Le parc a été reconnu réserve de biosphère par l'Unesco depuis 1976.
Il est administré par le National Park Service et compte 211 405 visiteurs par an.
Le parc est bordé au nord-ouest par le Cabeza Prieta National Wildlife Refuge, à l'est par la réserve indienne Tohono O'odham et au sud par la frontière mexicaine.
Son altitude va de 335 à 1472 mètres. L'endroit est le seul aux Etats-Unis ou pousse le cactus à tuyaux d'orgue.
On y trouve de nombreuses autres espèces de cactus, comme le célèbre saguaro, le cactus hérisson (Echinocereus) ou encore le teddybear cholla (sorte de figuier de barbarie).
Les ranchs de Bates Well et de Dos Lomitas, tous deux inscrits au Registre national des lieux historiques, se trouvent dans le parc.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Canyon de Chelly National Monument. 
Un paysage spectaculaire où l’histoire amérindienne est toujours vivante.
Le Monument National du Canyon de Chelly est un monument national américain situé dans l'État de l'Arizona.
Il est au milieu d'une grande réserve Navajo.
Depuis le nord-est, le Canyon del Muerto, long de 50 kilomètres, le rejoint à Chinle.
La hauteur des falaises atteint 300 mètres.
Les Anasazis occupèrent le Canyon de manière continue depuis le début de l'ère chrétienne jusque vers 1300.
L'âge d'or des Anasazis du canyon de Chelly se situe de 1100 à 1300 après J-C. Un millier de personnes devaient occuper les différents villages du canyon.
Les sites les plus connus sont White House, Antelope House et Mummy Cave.
Les Anasazis désertèrent la région pour des raisons mal connues, écologiques (érosion, sécheresse) mais aussi humaines (guerres).
Une partie des habitants migra vers les Mesas des Hopis.
Les Navajos s'installèrent dans le Canyon à partir de 1700.
Ils y faisaient paître leurs troupeaux et pratiquaient une agriculture rudimentaire.
En 1805, lors d'un conflit qui opposait les Navajos aux colons espagnols, un groupe d'Indiens se réfugia dans le Canyon del Muerto où ils furent poursuivis par un détachement espagnol sous les ordres du lieutenant Antonio Narbona.
Retranchés dans un abri sous la falaise, les Navajos furent massacrés par les soldats espagnols.
La tuerie fit 115 victimes. L'endroit est encore connu sous le nom de « Massacre Cave ».
Ce canyon, encore habité, présente de belles formations rocheuses et abrite des habitats troglodytes d'anciens Indiens Pueblos.
Quelques familles de fermiers Navajos s'y sont réinstallées, cultivant maïs et haricots et élevant des moutons. Parmi les formations rocheuses les plus spectaculaires il y a Spider Rock, aiguille de 244 mètres de haut surplombant le canyon.
Voir mon article : Kit Carson
*****************************************************************************************************************************************************************************
Chiricahua National Monument 
Le Chiricahua National Monument, dans le sud-est de l’Arizona, est exceptionnel : des milliers de colonnes et rochers volcaniques forment un paysage presque irréel.
Mais le site est aussi intéressant historiquement : les Chiricahua Apaches, notamment autour de figures comme Cochise et Geronimo, ont joué un rôle majeur dans l’histoire de cette région frontalière entre États-Unis et Mexique.
Un fantastique chaos de formations rocheuses volcaniques.
Le Chiricahua National Monument est un site faisant partie du National Park Service.
Il est inscrit sur les listes de l'Union internationale pour la conservation de la nature en tant que "monument naturel".
Il est situé dans les montagnes Chiricahua, à environ 60 kilomètres au sud-ouest de Willcox dans l'Arizona.
On y trouve les traces de l'énorme éruption volcanique qui secoua la région il y plus ou moins 27 millions d'années.
Cette éruption, connue sous le nom de l'éruption de Turkey Creek Caldera, a déposé de la cendre et de la pierre ponce, de nature hautement silicieuse, sur une hauteur de 640 mètres.
Ces dépôts se solidifièrent en tuf rhyolitique.
L'érosion modela les formes et caractéristiques naturelles que l'on peut désormais découvrir au Chiricuahua National Monument.
Ce monument national abrite également le Faraway Ranch dont étaient autrefois propriétaires les immigrants suédois Neil et Emma Erickson.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Sunset Crater Volcano 
Un ancien volcan dont l’éruption, il y a environ 900 ans, transforma profondément le paysage autour de Flagstaff.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Montezuma Castle 
Un habitat troglodytique ancestral remarquablement préservé.
Le Monument National Montezuma Castle National Monument est un Monument National dans l'Arizona central, dans la vallée de la rivière Green, entre Sedona et Phoenix.
Il occupe une superficie de 6,70 kilomètres carrés et a la terre des mieux conservés zone de logement Hohokam.
Le nom Montezuma fait référence au dernier souverain aztèque Moctezuma mais il n'a pas de lien direct avec le peuple aztèque.
Le « château » est une structure de briques d'adobe sur cinq étages, incrusté dans les rochers, comprenant 20 appartements accessibles par des ouvertures dans le toit, débouchant sur des escaliers.
Il remonte à 1100 après J.-C. et il est construit sur une falaise près de 24 m au-dessus du fond de la vallée.
Après avoir été redécouvert à la fin du 19ème siècle, celui-ci est devenu le troisième monument national établi aux États-Unis, créé le 8 décembre 1906 par proclamation du président Theodore Roosevelt sur la base accordée aux antiquités par la loi "The Antiquities Acts" de 1906.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Navajo National Monument
Il protège notamment des villages anciens construits dans les alcôves de grès.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Casa Grande 
Le « Casa Grande Ruins National Monument » est un monument national situé à Coolidge en Arizona, juste au nord-est de la ville de Casa Grande. Il conserve un groupe de structures ancestrales de Puebloans Hohokam du Pueblo III et de Pueblo IV.
Il s'agit d'un site constitué de ruines de bâtiments qui auraient été construites au 15ème siècle par le peuple Amérindien Hohokam.
Le Monument National Créé le 3 août 1918, d'une superficie de 473,5 acres (191,2 ha) se compose des ruines de multiples structures entourées d'un mur composé construit par les anciens peuples de la période Hohokam, qui cultivaient la vallée de Gila au début du 13ème siècle.
"Casa Grande" est l'Espagnol pour "grande maison".
Ce nom fait référence à la plus grande structure du site qui est ce qui reste d'une structure à quatre étages qui aurait pu être abandonnée vers 1450.
La grande maison se compose de pièces extérieures entourant une structure intérieure.
Les pièces extérieures ont toutes trois étages, tandis que la structure intérieure a quatre étages.
Les structures ont été construites en utilisant des processus d'adobe traditionnels.
Casa Grande contenait un terrain de balle similaire à celui trouvé à Pueblo Grande de Nevada.
Le père Eusebio Kino a été le premier Européen à voir le complexe de Hohokam en novembre 1694 et l'a nommé Casa Grande.
Casa Grande a maintenant un toit moderne distinctif construit en 1932 par un architecte de Boston pour abriter les ruines des intempéries.
En 1891, le monument a subi des réparations.
Proclamée réserve Casa Grande par le Président Benjamin Harrison le 22 juin 1892, les ruines Casa Grande sont devenues la première réserve préhistorique et culturelle des États-Unis.
Il a ensuite été redésigné Monument National par le Président Woodrow Wilson le 3 août 1918 et a été inscrit au registre national des lieux historiques le 15 octobre 1966.
Les bâtiments en adobe, construits selon des méthodes traditionnelles, continuent d'être utilisés aujourd'hui et sont maintenant inscrits au registre national des lieux historiques.
La structure de protection actuelle couvrant la "Grande Maison" a remplacé une structure similaire en bois construite pour la protéger en 1903.
En raison de la nature fragile de la "Grande Maison", les visiteurs du site au nombre de 62 995 par an (en 2018), ne sont pas autorisés à l'intérieur pour protéger l’intégrité de la structure.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Sonoran Desert 
Le désert de Sonora, en anglais : Sonoran Desert, est la plus grande zone désertique de l'Amérique du Nord.
Il occupe une superficie de 320 000 km2 dans le sud-ouest (Arizona et Californie) et dans le nord du Mexique Sonora et Basse-Californie.
Il est réputé pour ses cactus saguaro à la forme allongée, dont certains atteignent les 15 mètres de hauteur.
Il attire de nombreux visiteurs qui viennent admirer la floraison exceptionnelle au mois de mars-avril.
Ses paysages de villes fantômes et de vastes étendues ne sont pas sans évoquer le Far West.
Les conditions atmosphériques et les altitudes élevées souvent à plus de 2 000 mètres, sont propices à l'étude du ciel et des astres : la région de Tucson détient la plus forte concentration d'observatoires du monde.
Ce désert abrite des espèces rares et patrimoniales, notamment dans quelques oasis organisées autour de petits étangs et cours d'eau entretenus par plusieurs dizaines de barrages de castors.
Le désert contient une variété de plantes uniques et endémiques, comme le cactus saguaro et le cactus tuyau d'orgue (Organ Pipe), mais aussi le palmier de Californie.
On a recensé 350 espèces d'oiseaux, 20 espèces d'amphibiens, plus de 100 espèces de reptiles, 30 espèces de poissons indigènes, plus de 1 000 espèces d'abeilles indigènes et plus de 2 000 espèces de plantes indigènes.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Horseshoe Bend 
Près de Page, le Colorado forme ici une boucle presque parfaite autour d’un promontoire rocheux.
C’est un point de vue très facile d’accès et probablement l’un des panoramas les plus photographiés de l’Arizona.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Page et Lake Powell 
Page est une excellente base pour découvrir le nord de l’Arizona.
Lake Powell, retenue créée par le barrage de Glen Canyon, s’enfonce entre les falaises de grès sur des centaines de kilomètres.
C’est aussi une région importante pour comprendre les conséquences de l’aménagement du Colorado : le barrage et le lac ont profondément transformé le paysage et les usages de l’eau dans le Sud-Ouest.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Vermilion Cliffs 
Monument national des Vermilion Cliffs est l’un des paysages les plus sauvages de l’Arizona.
Les falaises rouges dominent le secteur de Marble Canyon et de la Paria Canyon-Vermilion Cliffs Wilderness.
C’est notamment ici que se trouvent des paysages extraordinaires comme « The Wave », mais l’accès à certains secteurs est réglementé et soumis à des permis/tirages au sort.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les mesas Hopi 
La Hopi Reservation est particulièrement intéressante sur les peuples autochtones.
* First Mesa : villages historiques comme Walpi, Sichomovi et Hano.
* Second Mesa : notamment Shongopovi, Shipaulovi et Mishongnovi.
* Third Mesa comprend notamment Oraibi, l’un des villages Hopi les plus célèbres.
Les villages Hopi sont différents des communautés Navajo : langue, histoire, organisation sociale et traditions sont distinctes.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Hubbell Trading Post
À Ganado, au cœur de la Navajo Nation, c’est un ancien comptoir commercial créé en 1878 par John Lorenzo Hubbell.
Il est particulièrement intéressant pour comprendre les échanges entre commerçants blancs et Navajos : laine, moutons, tapis, bijoux, nourriture et objets manufacturés.
Le comptoir fonctionne encore aujourd’hui et appartient au réseau des National Historic Sites.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Le « cimetière d’avions » près de Tucson,
le gigantesque « aircraft boneyard de Davis-Monthan Air Force Base ».
On y conserve des milliers d’avions militaires dans le désert de Tucson, grâce au climat extrêmement sec. L’installation militaire elle-même n’est pas librement accessible.
Pour voir une grande collection d’avions de manière touristique, le Pima Air & Space Museum Pima Air & Space Museum est juste à côté et constitue une excellente visite.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Chloride
Chloride est un camp minier dans le comté de Mohave, dans l'Arizona, et est considéré comme la plus ancienne ville minière habitée en permanence dans l'État.
La population saisonnière varie entre 150 et 250.
Les chercheurs ont découvert des ressources minérales dans la région dans les années 1840, dont de l'or, de l'argent, du plomb, du zinc, et de la turquoise.
La ville fut fondée en 1863, mais l'activité minière de la ville ne s'est généralisée qu'après 1870, lorsque fut signé un traité avec les Indiens Hualapai.
La ville se développa à un maximum d'environ 5 000 habitants, et posséda même le statut de siège de comté.
En 1917, la population chuta à 2 000 habitants, et en 1944, elle fut pratiquement une ville fantôme.
Dans les années 1960, la ville devint brièvement une attraction culturelle underground lorsque Roy Purcell, un artiste hippie, laissa derrière lui l'œuvre intitulée « Chloride Murals » à l'extérieur de la ville.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Oatman
Oatman est un village situé à l'ouest de l'État de l'Arizona, dans le Comté de Mohave, traversé par la U.S. Route 66.
C'est une ancienne ville minière.
La population est montée à plus de 3 500 habitants après que deux prospecteurs ont trouvé de l'or en 1915.
C'est devenu par la suite une ville fantôme, et dans les années 1960 elle a été pratiquement abandonnée.
La population s’élève à 102 habitants en 2020.
Le nom Oatman a été choisi en l'honneur d'Olive Oatman, une jeune fille de l'Illinois qui a été capturée et mis en esclavage par une tribu Indienne lors d'un périple vers l'Ouest avec sa famille en 1851.
Elle a été échangée par la tribu Mohave qui l'a adoptée et tatoué son visage comme symbole de la tribu.
Elle a été libérée en 1856 à Fort Yuma.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les State Parks 
Les parcs de l’État complètent remarquablement ceux du National Park Service.
Parmi les plus intéressants figurent :
* Kartchner Caverns State Park — grottes spectaculaires ;
* Lost Dutchman State Park — au pied des Superstition Mountains ;
* Slide Rock State Park — célèbre pour ses rochers polis par l’eau ;
* Dead Horse Ranch State Park ;
* Picacho Peak State Park ;
* Tonto Natural Bridge State Park ;
* Red Rock State Park ;
* Catalina State Park ;
* Patagonia Lake State Park ;
* Jerome State Historic Park ;
* Tombstone Courthouse State Historic Park ;
* Tubac Presidio State Historic Park ;
* Yuma Territorial Prison State Historic Park ;
* Fort Verde State Historic Park ;
* Homolovi State Park ;
* Oracle State Park.
La liste officielle comprend également plusieurs State Natural Areas et espaces historiques.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les paysages extraordinaires de l’Arizona. 
L’Arizona ne se résume surtout pas au désert.
On peut passer en quelques heures :
du cactus saguaro aux forêts de pins ponderosa,
puis des falaises rouges aux montagnes enneigées,
et des canyons profonds aux plaines désertiques.
Les grands paysages comprennent notamment :
* le Grand Canyon
* Monument Valley
* Antelope Canyon
* Horseshoe Bend
* Canyon de Chelly
* Vermilion Cliffs
* Painted Desert
* Petrified Forest
* Superstition Mountains
* Chiricahua
* Sonoran Desert
* Mogollon Rim
* White Mountains
* San Francisco Peaks
* Oak Creek Canyon.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Monument Valley : l’Arizona du cinéma 
Monument Valley est probablement l’un des paysages les plus photographiés du Far West.
Ses énormes mesas et buttes de grès sont situées dans la Navajo Nation, à la frontière de l’Arizona et de l’Utah.
Le lieu est intimement associé au cinéma américain et notamment aux westerns de John Ford.
C’est l’un des meilleurs exemples de la manière dont le paysage réel de l’Arizona est devenu une image mondiale de l’Ouest américain.
Voir mon article : Monument Valley
*****************************************************************************************************************************************************************************
Antelope Canyon 
Antelope Canyon est célèbre pour ses parois de grès sculptées par l’eau.
Les rayons du soleil qui pénètrent dans les étroites ouvertures produisent les fameuses colonnes lumineuses.
Le site se trouve sur le territoire de la Navajo Nation et son accès est organisé selon les règles locales.
Il rappelle que les plus beaux paysages de l’Arizona ne sont pas seulement des espaces naturels : ce sont aussi des lieux culturels et des territoires autochtones.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Sedona — La ville rouge de l’Arizona 
Au cœur de l’Arizona, entre Phoenix et Flagstaff, Sedona est l’une des villes les plus spectaculaires et les plus singulières de l’État.
Entourée de gigantesques formations de grès rouge, elle offre un paysage qui semble presque irréel.
Ici, les montagnes prennent des teintes flamboyantes au lever et au coucher du soleil, tandis que les forêts de pins, les canyons et les cours d’eau composent un décor très différent de celui du désert de Sonora.
Sedona est souvent surnommée « Red Rock Country », en référence aux immenses falaises et buttes de grès rouge qui entourent la ville.
Sedona se situe dans la région nord de la vallée de Verde dans la forêt nationale de Coconino.
Sedona est une ville située dans le désert de l'Arizona, près de la ville de Flagstaff.
Entourée de colonnes de roche rouge, de canyons escarpés et de forêts de pins, elle est réputée pour son climat doux et sa communauté artistique dynamique.
Le quartier chic de Sedona regorge de magasins, spas et galeries d'art inspirés du mouvement New Age.
À la périphérie de la ville, de nombreux sentiers mènent au Red Rock State Park, propice à l'observation des oiseaux ainsi qu'à la randonnée et doté d'aires de pique-nique.
Sedona a été nommée d'après Sedona Arabella Miller Schnebly (1877–1950), l'épouse de Theodore Carlton Schnebly, le premier maître de poste de la ville.
Le premier colon anglo, John J. Thompson, a déménagé à Oak Creek Canyon en 1876.
En 1902, lorsque le bureau de poste de Sedona a été créé, il y avait 55 résidents.
Au milieu des années 1950, le premier annuaire téléphonique recensait 155 noms.
Certaines parties de la région de Sedona n'ont été électrifiées que dans les années 1960.
Les environs étaient généralement identifiés au public comme le terrain du Texas, de la Californie, du Nevada et même du territoire frontalier canado-américain.
Le 18 juin 2006, les coûts d’un incendie de forêt, qui aurait été déclenché par des campeurs, étaient estimés à 6,4 millions de dollars.
Sedona a commencé à se développer en tant que destination touristique, maison de vacances et centre de retraite dans les années 1950.
Les célèbres roches rouges de Sedona sont principalement constituées de grès.
Elles se sont formées au cours de millions d’années, lorsque d’anciennes couches de sable se sont accumulées puis compactées.
L’érosion a ensuite sculpté ces couches rocheuses, créant les formes spectaculaires que l’on observe aujourd’hui.
Parmi les formations les plus célèbres figurent :
• Cathedral Rock ;
• Bell Rock ;
• Courthouse Butte ;
• Coffee Pot Rock ;
• Snoopy Rock ;
• Airport Mesa ;
• Doe Mountain.
Certaines silhouettes sont si caractéristiques qu’elles ont reçu des noms évoquant des objets, des animaux ou des monuments.
Les premiers habitants. 
Bien avant la naissance de Sedona, la région était parcourue et habitée par des peuples amérindiens.
Les Sinagua, peuple ancestral du centre-nord de l’Arizona, ont notamment laissé des traces importantes dans les environs.
Le site de Palatki Heritage Site, situé près de Sedona, conserve des habitations et des peintures rupestres associées à ces anciennes populations.
Les peuples autochtones considéraient également certaines montagnes et certains canyons comme des lieux particulièrement importants sur le plan culturel et spirituel.
L’histoire de Sedona ne commence donc pas avec les premiers colons américains : elle plonge ses racines dans plusieurs siècles, voire plusieurs millénaires, d’occupation humaine.
Une terre d’agriculture et de vergers
Avant de devenir une destination touristique internationale, Sedona était notamment connue pour ses vergers.
Grâce aux sources et aux cours d’eau de la région, les habitants développent la culture des fruits.
Les pommes, les pêches et d’autres productions agricoles contribuent à l’économie locale.
Aujourd’hui encore, cette histoire agricole demeure visible dans certains secteurs de la vallée.
Sedona et Hollywood
Le paysage spectaculaire attire rapidement les réalisateurs.
À partir du XXe siècle, les environs de Sedona servent de décor à de nombreux westerns.
Les montagnes rouges offrent tout ce que recherche le cinéma hollywoodien : falaises monumentales, canyons, pistes poussiéreuses et horizons grandioses.
Des acteurs célèbres du western viennent tourner dans la région.
Sedona devient ainsi une sorte de studio naturel à ciel ouvert.
Le cinéma contribue largement à diffuser l’image de ses roches rouges dans tout le pays.
Sedona a accueilli plus de soixante productions hollywoodiennes de 1923 aux années 1970. Les roches rouges de Sedona faisaient partie intégrante des grandes productions du cinéma américain, notamment des films tels que Angel and the Badman, Desert Fury, Blood on the Moon, Johnny Guitar, The Last Wagon et 3:10 to Yuma.
La ville a prêté son nom au film Sedona de 2011 qui se déroule dans la communauté.
La ville des « vortex » 
À partir de la seconde moitié du XXe siècle, Sedona acquiert une nouvelle réputation.
La ville devient associée au mouvement New Age et à la croyance selon laquelle certains endroits de la région seraient traversés par des « vortex », c’est-à-dire des zones d’énergie spirituelles particulières.
Les sites les plus souvent associés à cette croyance sont notamment :
• Airport Mesa ;
• Bell Rock ;
• Cathedral Rock ;
• Boynton Canyon.
Il s’agit d’une croyance spirituelle et culturelle et non d’un phénomène scientifique démontré.
Cette dimension mystique est néanmoins devenue une composante importante de l’identité touristique moderne de Sedona.
On peut aussi visiter la chapelle de la Sainte Croix, « Chapel of the Holy Cross », construite en 1956 sur une falaise de roche rouge de 300 m et qui est l'attraction principale de Sedona entourée de formations de grès rouge.
Un paradis pour les randonneurs
Sedona est surtout une destination exceptionnelle pour les amoureux de la nature.
Des centaines de kilomètres de sentiers parcourent les canyons et les montagnes environnants.
Parmi les randonnées les plus célèbres :
Cathedral Rock Trail offre une vue spectaculaire sur les formations rouges.
Devil’s Bridge Trail conduit à une arche naturelle de grès devenue l’un des endroits les plus photographiés de la région.
West Fork Trail suit un magnifique canyon où la végétation et l’eau contrastent avec les falaises rouges.
Boynton Canyon permet de pénétrer profondément dans un canyon bordé de parois monumentales.
La randonnée est particulièrement agréable au printemps et en automne, lorsque les températures sont plus modérées.
Oak Creek Canyon
Au nord de Sedona commence Oak Creek Canyon, l’un des paysages les plus remarquables du centre de l’Arizona.
Le canyon d'Oak Creek est situé au sein de la forêt nationale de Coconino.
La route State Route 89A traverse le canyon avant de monter vers Flagstaff.
La route est célèbre pour ses virages, ses falaises et ses panoramas.
En descendant vers Sedona depuis Flagstaff, le contraste est spectaculaire : les forêts de pins cèdent progressivement la place aux roches rouges.
Le Service des forêts des États-Unis gère plusieurs terrains de camping, aires de pique-nique et zones de loisirs dans le canyon.
Dans Oak Creek Canyon se trouve Slide Rock State Park.
C'est l’un des parcs d’État les plus populaires de l’Arizona.
Le nom vient d’une longue dalle de grès naturellement polie par l’eau qui forme une sorte de toboggan naturel formé par le cours d'eau d'Oak Creek.
Les visiteurs viennent notamment y profiter de l’eau fraîche pour la baignade du creek pendant les périodes chaudes et la pêche dans Oak Creek.
Une ville au cœur d’un immense décor naturel
Sedona ne possède pas seulement quelques montagnes remarquables.
La ville est entourée par la Coconino National Forest, l’une des plus grandes forêts nationales des États-Unis.
Cela permet de pratiquer : randonnée, VTT, escalade, équitation, photographie, observation des oiseaux, camping, canyoning dans certains secteurs, excursion en 4×4.
Les contrastes de couleurs sont particulièrement impressionnants au coucher du soleil.
Les roches rouges deviennent alors orange, rose, violet ou presque pourpre selon la lumière.
Sedona, entre nature et tourisme 
Aujourd’hui, Sedona est devenue une destination touristique internationale.
Ses hôtels, restaurants, galeries d’art, boutiques et centres de bien-être côtoient directement les espaces naturels.
Cette popularité représente cependant un défi.
Le nombre considérable de visiteurs entraîne des problèmes de circulation, de stationnement, d’érosion des sentiers et de pression sur les ressources naturelles.
La ville et les gestionnaires des espaces naturels cherchent donc à concilier tourisme et préservation.
Sedona et le désert : une idée reçue
Sedona est parfois présentée comme une ville du désert.
C’est seulement partiellement vrai.
Son altitude, sa géographie et sa proximité avec les hauts plateaux font que la végétation y est beaucoup plus diversifiée que dans les régions désertiques de Phoenix ou de Tucson.
Pins, genévriers, chênes, cactus et végétation de canyon peuvent se retrouver dans un espace relativement restreint.
C’est précisément ce mélange qui donne au paysage son caractère unique.
À retenir
Sedona est probablement l’une des villes les plus photogéniques de tout l’Arizona.
Mais sa beauté ne réside pas uniquement dans ses fameuses roches rouges.
C’est la rencontre entre une géologie spectaculaire, une histoire amérindienne ancienne, la conquête de l’Ouest, Hollywood, les forêts de Coconino et une culture spirituelle moderne qui lui donne son identité.
À Sedona, l’Arizona change de couleur : le désert laisse progressivement place aux montagnes, aux forêts et aux falaises rouges, donnant au visiteur l’impression d’entrer dans un autre monde.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Catalina State Park. 
Le parc se situe non loin de la zone métropolitaine de Tucson.
Le parc d'État de Catalina se trouve au pied des montagnes de Santa Catalina et il abrite près de 5 000 cactus saguaros et plantes du désert.
Il se situe à une altitude de près de 1000 m, sur 5 500 acres de contreforts et de canyons de randonnée et d'observation des oiseaux.
Le parc abrite plus de 150 espèces et surtout des sentiers pour des activités de randonnée, notamment le sentier Romero Ruin, le sentier Nature, le sentier Romero Canyon, le sentier Sutherland, le sentier Canyon Loop, le sentier 50-Year ….
La Biosphère 2 
Biosphère 2, d’une superficie de 1,27 ha, est un site expérimental construit pour reproduire un système écologique artificiel clos dans le désert de l'Arizona, en bordure des monts Santa Catalina.
La Biosphère 2 fut construite entre 1987 et 1991.
Cette structure avait pour but de tenter de recréer un écosystème viable à l'intérieur d'un immense dôme fermé. Il avait entre autres objectifs d'évaluer la faisabilité de biosphères identiques lors de la colonisation spatiale. L'expérience a été baptisée Biosphère 2 en considérant que la Terre est « Biosphère 1 ».
On y a reconstitué différents écosystèmes : une forêt tropicale humide, un océan avec sa barrière de corail, une mangrove, une savane, un désert, un terrain réservé à l'agriculture, un habitat humain avec ses quartiers privés et ses lieux de travail ainsi qu'un étage en sous-sol pour les installations techniques.
Deux missions ont été menées dans le dôme scellé.
La première a duré du 26 septembre 1991 au 26 septembre 1993. La seconde a duré six mois en 1994.
Biosphère 2 a été créée car les chercheurs voulaient voir s'il était possible de faire une telle expérience sur Mars pour pouvoir vivre à sa surface.
Ce projet, s'il a échoué, concernant notamment le recyclage de l'air, a eu le mérite de montrer la difficulté de maîtriser un écosystème.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Old Tucson 
« Old Tucson Studios » est un studio de cinéma et un parc de loisirs situé à une vingtaine de kilomètres à l'Ouest de la ville de Tucson, dans le désert de Sonora.
Ouvert au public en 1960, le parc propose des visites historiques et des spectacles mettant en scène des cascades et des fusillades.
Le studio a été construit en 1939 d'après la ville de Tucson des années 1860 pour le film Arizona.
Environ 50 bâtiments ont été construits, dont la plupart sont encore là aujourd'hui.
Pendant les années 1950, des films ont régulièrement été tournés dans les studios et de nouveaux bâtiments ont été construits.
En 1959, Old Tucson Studios a été le lieu de tournage de Rio Bravo, avec John Wayne.
Des séries télévisées ont aussi été tournées dans les studios.
Entre 1977 et 1983, La « Petite Maison dans la prairie » y a été produite.
Un des derniers blockbusters des studios a été « Mort ou vif » en 1995.
Le 25 avril 1995, un incendie a détruit une grande partie des bâtiments.
Deux ans plus tard, le parc a rouvert.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Mission San Xavier del Bac 
C’est une mission catholique espagnole historique située à environ 16 km au sud du centre-ville de Tucson, sur la réserve indienne de Tohono O'odham Nation San Xavier.
La mission a été fondée en 1692 par Padre Eusebio Kino au centre d'une colonie séculaire du Sobaipuri O'odham, une branche de l'Akimel ou de la rivière O'odham située le long des rives de la rivière Santa Cruz.
La mission porte le nom de Francis Xavier, un missionnaire chrétien et co-fondateur de la Compagnie de Jésus. (Ordre des Jésuites) en Europe.
L'église d'origine a été construite au nord de l'actuelle église franciscaine. Cette ou ces églises du nord ont servi la mission jusqu'à ce qu'elle soit rasée lors d'un raid apache en 1770.
La mission qui subsiste aujourd'hui a été construite entre 1783 et 1797, ce qui en fait la plus ancienne structure européenne en Arizona. La main-d'œuvre était fournie par les O'odham. Exemple exceptionnel d'architecture coloniale espagnole aux États-Unis, la Mission San Xavier del Bac est un lieu de pèlerinage bien connu et accueille quelque 200 000 visiteurs chaque année.
Mais cette année, il n’y avait pas grand monde, des touristes mexicains et quelques Américains.
Voir mon article : Mission San Xavier del Bac
*****************************************************************************************************************************************************************************
Mission San José de Tumacácori 
C’est une mission franciscaine construite à la fin du 18ème siècle.
Elle tire son nom d'un ancien site de mission fondé par le père Eusebio Kino en 1691 (comme San Xavier Del Bac).
Cette mission a été fondée dans une colonie indigène existante d' O'odham ou de Sobaipuri et représente la première mission dans le sud de l'Arizona, mais pas la première en Arizona.
Les vestiges de la colonie indigène existent toujours.
La dernière mission franciscaine, qui est maintenant une ruine préservée sous le nom de parc historique national de Tumacácori, n'a jamais été reconstruite après avoir été abandonnée après des raids répétés d'Indiens Apaches au 19ème siècle qui ont tué des agriculteurs et des éleveurs de la région et mis un terme à la croissance de l'économie.
La ville voisine de Tubac a été assiégée en 1861.
*****************************************************************************************************************************************************************************
« Lost Dutchman Goldfield Ghost Town » 

Cette ville fantôme est riche en histoire du Far West avec ses bâtiments historiques, sa Mammoth Gold Mine et le Goldfield Museum.
Dans les années 1890, Goldfield comptait 3 saloons, une pension, un magasin général, une forge, une brasserie, un marché aux viandes et une école.
La mine d'or de Lost Dutchman est, selon la légende, une riche mine d'or cachée dans les Superstition Mountains, près d'Apache Junction, à l'est de Phoenix.
Il y a eu de nombreuses histoires sur la façon de trouver la mine, et chaque année, des gens recherchèrent la mine dont certains sont morts pendant leur recherche.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les routes mythiques
L’Arizona est un paradis pour les amateurs de road trips.
L’État possède 26 routes désignées au niveau de l’État comme scenic roads, historic roads ou parkways, ainsi que plusieurs routes panoramiques fédérales.
Route 66 
La légendaire Route 66 traverse le nord de l’Arizona.
Elle passe notamment par : Kingman, Hackberry, Seligman, Williams, Winslow, Holbrook, Petrified Forest.
L’Arizona possède l’une des plus longues portions préservées de l’ancienne Route 66 aux États-Unis. En 2026, la « Mother Road » fête son centenaire.
Voir mon article : Route 66
Apache Trail 
L’Apache Trail, aujourd’hui associée à la State Route 88, est l’une des routes historiques les plus spectaculaires de l’État.
Son origine remonte aux travaux liés au Roosevelt Dam.
Certaines sections restent particulièrement impressionnantes et la route est associée à des paysages de montagnes, de canyons et de lacs.
Voir mon article : Apache Trail
Coronado Trail 
La Coronado Trail suit notamment la US 191 dans l’est de l’État.
Elle traverse une région montagneuse très différente du désert du sud.
US 89 / US 89A
Ces routes permettent de découvrir une succession impressionnante de canyons, plateaux et formations rocheuses entre le nord et le sud de l’État.
*****************************************************************************************************************************************************************************
La faune
La faune de l’Arizona est étonnamment diverse.
Dans le désert, on rencontre notamment le : coyote, roadrunner, javelina, mouflon d’Amérique, serpent à sonnette, monstre de Gila, lièvre, la tortue du désert, le pécari et divers rapaces.
Dans les montagnes et les forêts le : cerf, wapiti, ours noir, lion des montagnes, dindon sauvage, aigles, chouettes et de nombreux passereaux.
Le gouverneur de l’Arizona cite notamment parmi la faune caractéristique de l’État le Gila monster, le coyote, le javelina, le roadrunner, le mouflon, le jaguar et plusieurs espèces de serpents.
Le mystérieux monstre de Gila
Le Gila monster est l’un des reptiles emblématiques de l’Arizona.
Il appartient aux rares lézards venimeux du monde.
Son apparence lui a valu une place privilégiée dans l’imaginaire du désert.
Contrairement à l’image d’un animal agressif traquant les humains, il est généralement discret et passe beaucoup de temps à l’abri.
Le javelina : un faux cochon
Le javelina ressemble à un petit sanglier.
Mais ce n’est pas un cochon.
C’est un pécari à collier, espèce originaire des Amériques.
Une particularité étonnante : les recherches de l’Arizona Game and Fish Department indiquent que les os de javelina ne sont pas retrouvés dans les sites archéologiques de l’État et que les premiers colons ne les mentionnaient peu.

*****************************************************************************************************************************************************************************
La flore
Le désert de Sonora est l’un des déserts les plus biologiquement riches d’Amérique du Nord.
On y trouve : saguaros, ocotillos, palo verdes, mesquites, chollas, prickly pears, agaves, yuccas, organ pipe cactus….
Plus haut, le paysage change complètement.
Les montagnes accueillent des forêts de pins ponderosa, des genévriers, des chênes et, à très haute altitude, des espèces adaptées au froid.

Le saguaro, roi du désert
Le saguaro est l’emblème végétal de l’Arizona.
Ce cactus géant ne pousse naturellement que dans une région relativement restreinte du désert de Sonora.
Il peut atteindre une taille impressionnante et devenir très vieux.
Sa floraison blanche est la fleur officielle de l’Arizona. Elle a été désignée fleur de l’État en 1931 et apparaît généralement en mai et juin.
Le saguaro est également une véritable infrastructure écologique : ses fleurs, fruits, cavités et branches mortes servent à de nombreuses espèces.
Le palo verde
Le palo verde est l’arbre officiel de l’Arizona.
Son nom signifie en espagnol « bâton vert ».
Son tronc et ses branches peuvent réaliser une partie importante de la photosynthèse, ce qui explique leur couleur verte.
Au printemps, les arbres se couvrent de fleurs jaunes et donnent parfois au désert l’apparence d’un immense tapis doré.
*****************************************************************************************************************************************************************************
L’Arizona et la musique country
L’État possède une importante tradition western et country.
L’un des noms les plus emblématiques est Marty Robbins, né près de Glendale en 1925.
Marty Robbins fut chanteur, auteur-compositeur, acteur et pilote automobile.
Il est particulièrement célèbre pour ses chansons western et ses ballades racontant des histoires de cow-boys et de hors-la-loi.
Il y a aussi Rex Allen, surnommé « The Arizona Cowboy », chanteur, acteur et voix emblématique du western.
Parmi les artistes nés en Arizona ou étroitement associés à l’État figurent également plusieurs musiciens issus de la country, du rock et de la scène américaine contemporaine.
Linda Ronstadt, née à Tucson, est l’une des grandes figures musicales de l’Arizona.
Sa carrière a traversé country-rock, pop, folk et musique mexicaine.
A Scottdale se trouve le « Whiskey Row » de Dierks Bentley qui est un gastropub (ambiance country, pop, rock).
Dierks Bentley : Né à Phoenix le 20 novembre 1975, il est un auteur-compositeur-interprète
moderne très populaire et membre du Grand Ole Opry.
Jessi Colter : Née Miriam Johnson à Phoenix le 25 mai 1943, elle est une figure clef et pionnière du mouvement outlaw country des années 1970.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Les personnages célèbres de l’Arizona
L’État a vu naître, vivre, mourir ou devenir célèbres de nombreuses personnalités comme : Wyatt Earp, Virgil Earp, Morgan Earp, Doc Holliday, Cochise, Geronimo, Pearl Hart.
Politique et société
* Barry Goldwater, sénateur et figure majeure de la politique américaine
* Sandra Day O’Connor, première femme nommée à la Cour suprême des États-Unis
* John McCain, sénateur et ancien candidat à la présidence.
Sport
* Pat Tillman, joueur des Arizona State Sun Devils et des Arizona Cardinals, devenu militaire après les attentats du 11 septembre et mort en Afghanistan.
Cette diversité reflète le caractère très particulier de l’État : frontière historique, métropole moderne, territoire militaire, destination touristique et terre musicale.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Le cinéma et l’Arizona 
L’Arizona est l’un des grands décors naturels du cinéma américain.
Les westerns ont largement utilisé :
* Monument Valley
* les déserts autour de Tucson
* les paysages de Sedona
* les formations rocheuses du nord
* les environs de Phoenix
* les villes historiques de Tombstone et Bisbee.
Le visage de l’Arizona au cinéma a été fortement façonné par les westerns classiques.
Le paysage réel est toutefois beaucoup plus diversifié que l’image de « désert + cowboy ».
*****************************************************************************************************************************************************************************
Le rôle du chemin de fer
Le chemin de fer change tout.
Lorsqu’il arrive en Arizona à la fin du XIXe siècle, il permet de transporter rapidement : minerais, bétail, matériel, courrier, voyageurs et marchandises.
Des villes comme Flagstaff, Winslow et Holbrook doivent une partie de leur développement au rail.
Le chemin de fer contribue aussi à la naissance d’une nouvelle industrie : le tourisme.
*****************************************************************************************************************************************************************************
L’Arizona et les barrages 
Dans un environnement désertique, l’eau est le véritable trésor.
Le Roosevelt Dam, puis le Hoover Dam, transforment profondément l’économie de la région.
Le premier permet de réguler la Salt River.
Le second, construit sur le Colorado, devient l’un des grands symboles de l’ingénierie américaine du XXe siècle.
L’eau rend possible l’agriculture à grande échelle et l’expansion des villes.
Mais elle est également au cœur des débats contemporains sur la croissance, l’agriculture et le changement climatique.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Une terre d’astronomie 
L’Arizona possède certains des meilleurs sites d’observation astronomique des États-Unis.
La faible humidité, l’altitude et l’éloignement de nombreuses zones urbaines offrent des ciels remarquables.
Flagstaff est particulièrement célèbre pour ses ciels noirs.
C’est également dans cette région que Pluton fut découvert en 1930, à l’observatoire Lowell.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Le désert n’est pas toujours chaud.
Une idée reçue veut que tout l’Arizona soit brûlant.
C’est faux.
Phoenix peut connaître des températures estivales extrêmes.
Mais Flagstaff peut connaître de fortes chutes de neige.
Les hauts plateaux du nord sont soumis à un climat montagnard.
En quelques dizaines de kilomètres, l’altitude peut modifier radicalement les températures et la végétation.
*****************************************************************************************************************************************************************************
L’Arizona et le temps
Autre curiosité : la plus grande partie de l’Arizona reste à l’heure « Mountain Standard Time » toute l’année et ne change pas d’heure pour l’heure d’été.
La Navajo Nation, en revanche, applique le changement saisonnier d’heure.
Un voyageur peut donc rencontrer une différence d’heure à l’intérieur même de l’Arizona selon l’endroit où il se trouve.
*****************************************************************************************************************************************************************************
L’Arizona moderne
Après 1945, l’État change de dimension.
L’industrie aéronautique et militaire se développent.
La croissance démographique s’accélère.
Phoenix devient une immense métropole.
Tucson développe son université, son industrie et son secteur technologique.
Le tourisme devient une industrie majeure.
L’Arizona attire aussi des retraités et des habitants venant d’autres États pour son climat et son coût de vie historiquement attractif.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Un État où passé et présent se rencontrent
Ce qui rend l’Arizona fascinant est peut-être cette coexistence.
On peut :
* déjeuner dans une grande métropole
* visiter une ancienne mission espagnole
* traverser une réserve amérindienne
* photographier un village fantôme
* dormir dans un ranch
* rouler sur Route 66
* observer des saguaros
* grimper dans une forêt de pins
* puis contempler le Grand Canyon.
Peu d’États américains possèdent une telle concentration d’époques et de paysages.
*****************************************************************************************************************************************************************************
L’immigration mexicaine en Arizona 
Avant même l’existence de la frontière actuelle, cette région faisait partie du monde espagnol puis mexicain.
La frontière ne signifie donc pas que les populations mexicaines apparaissent soudainement : les communautés mexicaines et hispaniques sont présentes dans cette région depuis plusieurs siècles.
Après l’indépendance du Mexique en 1821, l’actuel Arizona du Sud appartient au Mexique.
La guerre américano-mexicaine (1846-1848) puis le traité de Guadalupe Hidalgo font passer une grande partie du Sud-Ouest aux États-Unis.
En 1854, le « Gadsden Purchase » ajoute encore le sud de l’actuel Arizona. Des habitants mexicains se retrouvent ainsi du jour au lendemain citoyens des États-Unis sans avoir nécessairement bougé.
C’est pourquoi il faut distinguer Mexican Americans, présents parfois depuis plusieurs générations et Mexican immigrants, arrivés plus tard du Mexique.
Au XXᵉ siècle, l’Arizona devient une destination importante pour les travailleurs mexicains, notamment dans l’agriculture, les mines, les chemins de fer, la construction puis les services.
Des villes comme Tucson, Phoenix, Yuma et Nogales sont particulièrement importantes pour comprendre cette histoire.
Aujourd’hui, l’influence mexicaine est profondément intégrée à l’identité de l’Arizona : cuisine, espagnol, architecture, musique, fêtes, noms de villes et de rues, mais aussi vie économique et politique.
Pourquoi les Mexicains viennent-ils en Arizona ?
À partir de la fin du XIXᵉ et surtout au début du XXᵉ siècle, l’Arizona connaît un fort développement des mines, chemins de fer, agriculture et élevage.
Les employeurs ont besoin de main-d’œuvre et recrutent largement au Mexique.
Dans les districts miniers de l’Arizona, l’arrivée du chemin de fer au début du XXᵉ siècle fait fortement augmenter le nombre de travailleurs mexicains.
La Révolution mexicaine de 1910 accentue également les mouvements de population vers le nord.
Entre 1910 et 1930, l’immigration mexicaine aux États-Unis augmente considérablement, même si les chiffres sont difficiles à établir à cause des nombreux passages non enregistrés.
Un épisode important est le « Bracero Program » (1942-1964).
Les États-Unis font venir temporairement des travailleurs mexicains, principalement pour l’agriculture et d’autres secteurs manquant de main-d’œuvre.
Cela a profondément marqué le Sud-Ouest. Beaucoup de familles mexicaines se sont installées durablement aux États-Unis, tandis que d’autres travailleurs faisaient régulièrement la navette entre les deux pays.

Yuma et Nogales sont deux endroits particulièrement parlants
Le sud de l’Arizona est aujourd’hui l’une des zones les plus emblématiques de la question migratoire américaine.
Yuma est intéressante parce que le Colorado constituait depuis longtemps un point de passage entre les territoires mexicains et ce qui allait devenir les États-Unis. Le passage de Yuma était déjà utilisé à l’époque espagnole.
Nogales, séparée de la ville mexicaine du même nom par la frontière, est particulièrement symbolique.
Nogales permet de voir concrètement la frontière moderne : deux villes portant le même nom, Nogales Arizona, et Nogales Sonora, séparées par la frontière.
Le chemin de fer les relie dès 1882 et la région est devenue un important centre de commerce entre les deux pays.
Une frontière qui coupe aussi les peuples autochtones
Le cas des Tohono O’odham montre que la frontière mexicaine ne sépare pas uniquement des migrants.
Le territoire traditionnel de ce peuple s’étend de part et d’autre de la frontière actuelle.
Des membres de la nation Tohono O’odham vivent donc aujourd’hui aux États-Unis et au Mexique. La frontière moderne a coupé un territoire culturel beaucoup plus ancien.
Et aujourd’hui ? 
L’Arizona est devenu l’un des États américains où la question migratoire est la plus politisée.
Un moment particulièrement important est 2010, avec l’adoption de la loi SB 1070, qui renforçait le rôle de la police dans le contrôle de l’immigration.
La loi a provoqué de nombreuses contestations et une bataille judiciaire jusqu’à la Cour suprême en 2012.
Cela explique pourquoi, lorsqu’on traverse aujourd’hui le sud de l’Arizona, on voit une succession de postes-frontières, clôtures, patrouilles et infrastructures de surveillance au milieu d’un territoire qui, historiquement, a toujours été un espace de circulation.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Anecdotes étonnantes et insolites sur l’Arizona

* L’Arizona est officiellement devenu le 48e État américain le 14 février 1912, jour de la Saint-Valentin.
* La capitale territoriale a changé plusieurs fois : Prescott, Tucson, puis à nouveau Prescott avant de s’installer définitivement à Phoenix en 1889.
* Le Grand Canyon n’est pas un simple « trou » !
Il mesure environ 447 kilomètres de long et atteint environ 1,6 kilomètre de profondeur.
* Des humains vivent dans le Grand Canyon depuis plus de 10 000 ans
Le paysage spectaculaire est aussi un paysage culturel ancien.
* Le Canyon de Chelly est habité depuis près de 5 000 ans
Des familles navajos y vivent encore aujourd’hui.
* Les premiers Européens cherchaient de l’or… et ont trouvé des pueblos
L’expédition de Coronado cherchait les légendaires villes d’or.
* Coronado n’a pas découvert de cité d’or
Les « Sept Cités de Cíbola » se sont révélées être des villages pueblos et non des villes couvertes d’or.
* Les hommes de Coronado ont atteint le Grand Canyon
García López de Cárdenas fut envoyé vers l’ouest et atteignit le canyon.
* Une partie importante de l’expédition espagnole était composée d’alliés indigènes
L’expédition de Coronado comprenait plus de 1 200 alliés indigènes.
* Yuma doit son histoire au Colorado
Les ancêtres des Quechan et des Cocopah connaissaient déjà les passages permettant de franchir le fleuve.
* Les « 5 C » ont longtemps résumé l’économie de l’Arizona
Copper, Cattle, Cotton, Citrus et Climate.
* Le cuivre est au cœur de l’histoire de Bisbee
La ville est devenue l’une des grandes capitales minières du cuivre de l’Ouest.
* Tombstone était beaucoup plus grande qu’on ne l’imagine !
À son apogée, elle comptait parmi les villes les plus importantes et les plus dynamiques de l’Ouest.
* La fusillade d’O.K. Corral le 26 octobre 1881 à Tombstone a duré très peu de temps !
L’événement devenu une légende hollywoodienne fut en réalité extrêmement bref de l’ordre de 30 secondes.
* Tombstone possédait un journal
Le Tombstone Epitaph est devenu l’un des journaux historiques les plus célèbres de l’Ouest.
* Jerome est littéralement construite sur une pente
La ville est accrochée aux Black Hills, à plus de 1 500 mètres d’altitude.
* Une ville minière peut disparaître presque entièrement
Swansea comptait environ 500 habitants en 1909 avant son déclin rapide.
* La Route 66 fête ses 100 ans en 2026
La célèbre route a été créée en 1926.
L’Arizona possède l’une des plus longues portions préservées de la Route 66 qui
s’étend sur des centaines de kilomètres à travers l’État.
* Seligman est intimement lié à la renaissance de la Route 66.
Le barbier Angel Delgadillo a joué un rôle fondamental dans la préservation de la route historique en Arizona.
* Le saguaro est la fleur de l’État… mais pas le cactus lui-même
La fleur officielle est précisément la fleur blanche du saguaro.
* Le palo verde est un arbre vert.
Son nom espagnol signifie littéralement « bâton vert ».
Le palo verde fait de la photosynthèse avec ses branches.
Son écorce verte contient de la chlorophylle.
* Le désert de Sonora est particulièrement riche.
Le Saguaro National Park recense plus de 3 500 espèces végétales dans son écosystème.
* Le désert peut devenir vert.
Après des pluies suffisantes, le désert peut se couvrir d’herbes et de fleurs sauvages.
* L’Arizona possède des forêts de pins.
Dans les régions montagneuses, le paysage peut ressembler davantage au Colorado qu’au désert de Sonora.
* Flagstaff peut connaître la neige.
À plus de 2 000 mètres d’altitude, le climat y est très différent de celui de Phoenix.
* Un volcan a remodelé le paysage de Flagstaff il y a environ 900 ans
Il s’agit de Sunset Crater.
* L’Arizona possède des paysages volcaniques.
Chiricahua, Sunset Crater et plusieurs autres secteurs témoignent de l’histoire volcanique de l’État.
* Le bois peut devenir pierre.
Petrified Forest contient d’immenses troncs fossilisés transformés en pierre au cours de millions d’années.
* Petrified Forest conserve plus de 200 millions d’années d’histoire géologique
Le parc associe bois fossilisés, fossiles, badlands et vestiges archéologiques.
* Le Grand Canyon est une bibliothèque géologique.
Ses strates permettent de lire une partie de l’histoire de la Terre sur environ deux milliards d’années.
* L’Arizona possède 22 National Park Service.
Ce chiffre inclut différents types de sites protégés et historiques, pas uniquement les parcs portant officiellement le nom « National Park ».
* Le saguaro pousse naturellement dans une zone très limitée.
Il est emblématique du désert de Sonora.
* Saguaro National Park se trouve des deux côtés de Tucson.
Le parc possède un district à l’est et un autre à l’ouest de la ville.
* L’Arizona possède des routes officiellement classées.
L’État compte 19 scenic roads, 3 historic roads et 4 parkways dans son système de désignation.
L’Apache Trail est plus ancienne que l’automobile.
Son origine remonte à une piste aménagée pour faciliter la construction du Roosevelt Dam.
* La Route 66 était l’une des grandes routes est-ouest de l’Arizona.
Elle faisait partie des grands axes reliant Chicago à la Californie avant la construction des autoroutes des Interstate Highways.
* L’Arizona possède plusieurs « highways » héritières d’anciens chemins indigènes
Certaines routes modernes suivent des itinéraires utilisés avant l’arrivée des Européens.
* Bisbee a commencé par une recherche militaire.
Les éclaireurs recherchaient des Apaches lorsqu’une découverte minérale attira leur attention.
* Le climat est devenu une véritable ressource économique.
Le « Climate » faisait partie des fameux 5 C de l’économie traditionnelle de l’État.
* L’Arizona ne change généralement pas d’heure.
La majorité de l’État reste à Mountain Standard Time toute l’année, contrairement à la Navajo Nation.
* Le drapeau de l’Arizona cache un symbole minier.
L’étoile cuivrée au centre rappelle l’importance historique du cuivre dans l’État.
* L’Arizona est à la fois désert, montagne, forêt, canyon et territoire amérindien
C’est peut-être l’anecdote la plus importante : l’image d’un État entièrement désertique est totalement trompeuse.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Pourquoi l’Arizona fascine autant ! 
L’Arizona est l’un de ces endroits où le paysage semble raconter l’histoire.
Les canyons racontent la géologie.
Les ruines racontent les civilisations anciennes.
Les pueblos racontent la permanence des cultures amérindiennes.
Les missions racontent l’époque espagnole.
Les villes minières racontent la ruée vers les métaux.
Les ghost towns racontent la brutalité de l’économie de frontière.
Les ranchs racontent l’élevage.
La Route 66 raconte l’avènement de l’automobile et du tourisme.
Phoenix raconte l’explosion urbaine du XXe siècle.
Et les réserves, parcs et monuments rappellent que cette histoire n’est pas terminée.

*****************************************************************************************************************************************************************************
L’Arizona est bien plus qu’un décor de western et n’est donc pas seulement un morceau du Far West.
L’Arizona est souvent présenté comme la terre des cowboys, des cactus et du Grand Canyon.
C’est vrai, mais c’est très incomplet.
C’est aussi une terre habitée depuis des millénaires où les sociétés amérindiennes ont développé des systèmes agricoles et des cultures complexes.
C’est une ancienne frontière espagnole puis mexicaine.
C’est une terre de missions, de forts, de pionniers et de chemins de fer.
C’est un territoire façonné par le cuivre, l’argent, le bétail et le coton.
C’est le pays de Tombstone, Bisbee et Jerome.
C’est celui de Cochise , Geronimo, Wyatt Earp, Doc Holliday et Marty Robbins.
C’est la Route 66, Monument Valley, Sedona, Antelope Canyon, Saguaro et Petrified Forest.
Et c’est surtout un État où le passé demeure incroyablement visible.
*****************************************************************************************************************************************************************************
À quelques kilomètres d’une métropole moderne, on peut encore trouver un ancien village, une mine abandonnée, un site archéologique, une mission espagnole ou une piste historique.
C’est une véritable superposition de civilisations, de paysages et d’époques, un endroit où l’Amérique ancienne, l’Amérique des pionniers et l’Amérique moderne se rencontrent dans un même décor.
*****************************************************************************************************************************************************************************
Date de dernière mise à jour : 24/09/2026

Français
English
Español
Italiano
Deutsch
Nederlands
Portuguesa